La bourgeoisie Bamiléké est bien au contraire une chance unique et une exception très positives pour le Cameroun. Pour ceux qui ont voyagé et qui savent observer, nous sommes le seul pays, de l’Algérie à l’Afrique du sud plus bas, où des nationaux excellent dans le commerce, l’entreprenariat et la petite industrie authentiquement nationales. Nous sommes propriétaire à plus de quatre vingt pour cent de notre parc hôtelier. Pourquoi des camerounais en sont mécontents ? Pourquoi une population nombreuse, ne le serait-elle pas dans les écoles, les universités, les marchés, et autres. C’est plus une question de nombre que de prééminence académique et intellectuelle. Je viens de lire dans la presse, qu’un vrai génie, un médecin neurochirurgien de renommée mondiale vient d’ouvrir une clinique de rêve ultra spécialisée à Douala. Il s’appelle BOUM et non pas Kamga ou Kamdem. Je me suis empressé de lui envoyer des félicitations et je conseille aux autres de la faire, aux hommes politiques, aux leaders d’opinion, aux Evêques. Voilà un compatriote qui revient mettre son expertise au service du pays, un pays dans lequel où au lieu de célébrer l’excellence, on compte les ethnies.
Je crois finalement que des personnes qui voient le mérite et la compétence d’un mauvais œil, devraient répondre des faits de tentative de génocide, d’intention criminelle, de haute trahison. Je crois savoir que c’est une des raisons pour lesquelles aussi, certains tardent à promouvoir l’actionnariat populaire. Pourquoi par exemple n’ouvrirait-on pas le capital des nouvelles sociétés de téléphonie mobile aux camerounais, de façon à permettre d’étendre l’emprise nationale, et à diversifier la propriété privée ?
Nous devrions être fiers de tous nos compatriotes, qu’ils soient du nord, du sud, de l’Ouest ou de l’Est, tant qu’ils travaillent pour le développement du pays, tant qu’ils produisent des richesses. Même ceux qui ont pillé les caisses de l’Etat, dès lors qu’ils investissent dans le pays, créent des richesses, offrent des emplois et sont nationalistes, il y a lieu de les adopter et sans doute de les regarder avec indulgence, comme des voleurs tolérables. Prenez donc mon propre cas. Lorsque je suis rentré dans ce pays, que n’a-t-on pas fait pour me fermer toutes les portes, pour me contraindre de retourner à l’étranger, pour m’exiler comme on vient de le faire pour le père Lado. C’était très dur, et à tel point que tous les totems, tous les crânes, tous les sages et tous les sorciers du village m’ont dit de repartir pour préserver ma
Je crois finalement que des personnes qui voient le mérite et la compétence d’un mauvais œil, devraient répondre des faits de tentative de génocide, d’intention criminelle, de haute trahison. Je crois savoir que c’est une des raisons pour lesquelles aussi, certains tardent à promouvoir l’actionnariat populaire. Pourquoi par exemple n’ouvrirait-on pas le capital des nouvelles sociétés de téléphonie mobile aux camerounais, de façon à permettre d’étendre l’emprise nationale, et à diversifier la propriété privée ?
Nous devrions être fiers de tous nos compatriotes, qu’ils soient du nord, du sud, de l’Ouest ou de l’Est, tant qu’ils travaillent pour le développement du pays, tant qu’ils produisent des richesses. Même ceux qui ont pillé les caisses de l’Etat, dès lors qu’ils investissent dans le pays, créent des richesses, offrent des emplois et sont nationalistes, il y a lieu de les adopter et sans doute de les regarder avec indulgence, comme des voleurs tolérables. Prenez donc mon propre cas. Lorsque je suis rentré dans ce pays, que n’a-t-on pas fait pour me fermer toutes les portes, pour me contraindre de retourner à l’étranger, pour m’exiler comme on vient de le faire pour le père Lado. C’était très dur, et à tel point que tous les totems, tous les crânes, tous les sages et tous les sorciers du village m’ont dit de repartir pour préserver ma

