Non, pas cela, c’est très grave. L’Archevêque n’aurait jamais du, même dans le songe, même sous influence, même dans le coma, écrire ces choses. Je divague encore à y penser. Le jour où j’ai lu la lettre, je parlais seul en marchant, et j’ai passé une des nuits les plus tristes et les plus agitées de ma vie, pire que lors de certains jours de violence des villes mortes, et surtout après l’élection présidentielle d’octobre 1992 quand les Bamilékés étaient pourchassés et massacrés à Ebolowa et Sangmélima. Je mesure combien les gens s’amusent avec le feu, et j’ai peur que l’Archevêque ait allumé un feu terrible, qu’il ait retourné des plaies pas encore refermées. Tout ce que les uns et les autres pourront dire ou tentent de faire avaler à l’opinion pour atténuer ses propos n’y feront rien. Le mal est fait.
2 – Les faits relevés par l’Archevêque ne cachent-ils pas le fait qu’à long terme, une domination des Bamilékés dans tous les secteurs de la vie nationale peut être une menace ?
Vous parlez des faits relevés par l’Archevêque, mais je suis encore, en tant qu’universitaire et chercheur, très étonné et surpris à la fois. Pour ceux qui ne la savent pas, je vous informe que Monseigneur est un universitaire, spécialiste de la communication de formation, chercheur de rang doctoral, meneur d’hommes et penseur reconnu et respecté. Avec ces qualités, il est bien placé pour comprendre que la fonction scientifique ne se marchande point, à moins de sacrifier le principe de la formation et d’une éducation effective de performance, pour tomber, je dirai pour s’installer dans une médiocrité de partage du néant. Il me semble que l’université dont il s’agit, est privée, que l’on y entre à la suite d’un concours sérieux et serré, que l’on paye très cher pour la pension, que l’on ne s’y maintien pas aisément car le travail est très dur. Alors, imaginez donc l’inverse, la traduction de l’éducation par une générosité de distribution des diplômes hors de toute exigence de compétence. Vous parlez de domination des bamilékés, et j’ai envie de vous demander quelle est la tribu qui domine la Chine, celle qui domine les Etats unis, celle qui a inventé le téléphone mobile, celle qui a envoyé un homme dans la lune ? Il n’ya ni Bamiléké ni Blanc ni Noir ni Peulh dans la science, ni dans le travail pour le développement d’un pays, d’une société et du monde, il n’y a que des acteurs, des intelligences, des programmes, des projets, du travail et des résultats.
2 – Les faits relevés par l’Archevêque ne cachent-ils pas le fait qu’à long terme, une domination des Bamilékés dans tous les secteurs de la vie nationale peut être une menace ?
Vous parlez des faits relevés par l’Archevêque, mais je suis encore, en tant qu’universitaire et chercheur, très étonné et surpris à la fois. Pour ceux qui ne la savent pas, je vous informe que Monseigneur est un universitaire, spécialiste de la communication de formation, chercheur de rang doctoral, meneur d’hommes et penseur reconnu et respecté. Avec ces qualités, il est bien placé pour comprendre que la fonction scientifique ne se marchande point, à moins de sacrifier le principe de la formation et d’une éducation effective de performance, pour tomber, je dirai pour s’installer dans une médiocrité de partage du néant. Il me semble que l’université dont il s’agit, est privée, que l’on y entre à la suite d’un concours sérieux et serré, que l’on paye très cher pour la pension, que l’on ne s’y maintien pas aisément car le travail est très dur. Alors, imaginez donc l’inverse, la traduction de l’éducation par une générosité de distribution des diplômes hors de toute exigence de compétence. Vous parlez de domination des bamilékés, et j’ai envie de vous demander quelle est la tribu qui domine la Chine, celle qui domine les Etats unis, celle qui a inventé le téléphone mobile, celle qui a envoyé un homme dans la lune ? Il n’ya ni Bamiléké ni Blanc ni Noir ni Peulh dans la science, ni dans le travail pour le développement d’un pays, d’une société et du monde, il n’y a que des acteurs, des intelligences, des programmes, des projets, du travail et des résultats.

