Mes Amis Tolieurs, j'ai lu ceci quelque part
Et si c'est Biya qui avait tout organisé? En 2011, Marafa Hamidou Yaya était certes présidentiable, il n'était pas populaire. Il vient du Grand Nord, populeux, homogène, mais il aurait à trainer avec lui le passé corrompu et sanglant de Biya. C’est que l’ancien ministre de l'ATD n'aurait eu aucune une chance de devenir président qu'en faisant une anti-campagne. Et le Cameroun est le pays des anti-campagnes - Ahidjo ayant interdit le BDC d'André-Marie Mbida jadis, et emprisonné son prédécesseur ; Biya ayant
retourné l'UNC contre Ahidjo en 1984, et condamné celui-ci à mort. Or voilà : comment Marafa pourrait-il faire campagne contre Biya au Cameroun aujourd'hui où dorénavant c'est l'opposition qui a le monopole de
l'anti-campagne? Une ruse lui permettrait de le faire à moindre coûts; la triangulation: technique éprouvée avec les médias de l'opposition dont Marafa se sert à satiété. Celle-ci est la pratique politique du RDPC (mon parti) de
toutes les façons, depuis les rencontres entre Fru Ndi et Biya en 2010 et dont personne ne sait le contenu. Mais surtout, le bluff de Fru Ndi en 1997 aura rendu toutes sortes de triangulations possibles, le SDF étant devenu le parti qui donne la caution démocratique à la tyrannie.
Biya qui aura rendu docile l'opposition en transformant son 'opposant historique' en épouvantail, n'aurait alors plus qu'à arrêter son ministre
qui lui a pourtant livré l'élection du 9 octobre 2011 sur un plateau d'argent, pour en faire l'opposant que Fru Ndi a cessé d'être. Car le mystère de 2011 demeure bien pourquoi Biya a arrêté Marafa, surtout que le pouvoir au Cameroun depuis 1958 est bâti sur l'axe Nord/Sud. Pourquoi
a-t-il arrêté le Nordiste le plus sûrement présidentiable, quand il sait de toute évidence qu'il lui faudrait la chance du diable pour arriver en 2018 président du Cameroun ? En arrêtant Marafa, il donnerait à celui-ci l’occasion de se refaire sa virginité perdue, en lui permettant de faire
une anti-campagne à travers la justice. Celle-ci serait-elle victorieuse, qu’en même temps, l'axe Nord/Sud serait maintenu, le pouvoir serait sauvegardé aux mains du RDPC, dont Marafa est membre du comité central, et
aux mains de la France, Marafa étant francophone. Et puis, surtout, Biya aurait de toute évidence mis au pouvoir après lui l'homme qui ne le condamnerait pas malgré tous ses crimes, dont ceux de février 2008.
Car ce que Biya ferait pour que Marafa ne le condamne pas demain, ce serait ne pa
Et si c'est Biya qui avait tout organisé? En 2011, Marafa Hamidou Yaya était certes présidentiable, il n'était pas populaire. Il vient du Grand Nord, populeux, homogène, mais il aurait à trainer avec lui le passé corrompu et sanglant de Biya. C’est que l’ancien ministre de l'ATD n'aurait eu aucune une chance de devenir président qu'en faisant une anti-campagne. Et le Cameroun est le pays des anti-campagnes - Ahidjo ayant interdit le BDC d'André-Marie Mbida jadis, et emprisonné son prédécesseur ; Biya ayant
retourné l'UNC contre Ahidjo en 1984, et condamné celui-ci à mort. Or voilà : comment Marafa pourrait-il faire campagne contre Biya au Cameroun aujourd'hui où dorénavant c'est l'opposition qui a le monopole de
l'anti-campagne? Une ruse lui permettrait de le faire à moindre coûts; la triangulation: technique éprouvée avec les médias de l'opposition dont Marafa se sert à satiété. Celle-ci est la pratique politique du RDPC (mon parti) de
toutes les façons, depuis les rencontres entre Fru Ndi et Biya en 2010 et dont personne ne sait le contenu. Mais surtout, le bluff de Fru Ndi en 1997 aura rendu toutes sortes de triangulations possibles, le SDF étant devenu le parti qui donne la caution démocratique à la tyrannie.
Biya qui aura rendu docile l'opposition en transformant son 'opposant historique' en épouvantail, n'aurait alors plus qu'à arrêter son ministre
qui lui a pourtant livré l'élection du 9 octobre 2011 sur un plateau d'argent, pour en faire l'opposant que Fru Ndi a cessé d'être. Car le mystère de 2011 demeure bien pourquoi Biya a arrêté Marafa, surtout que le pouvoir au Cameroun depuis 1958 est bâti sur l'axe Nord/Sud. Pourquoi
a-t-il arrêté le Nordiste le plus sûrement présidentiable, quand il sait de toute évidence qu'il lui faudrait la chance du diable pour arriver en 2018 président du Cameroun ? En arrêtant Marafa, il donnerait à celui-ci l’occasion de se refaire sa virginité perdue, en lui permettant de faire
une anti-campagne à travers la justice. Celle-ci serait-elle victorieuse, qu’en même temps, l'axe Nord/Sud serait maintenu, le pouvoir serait sauvegardé aux mains du RDPC, dont Marafa est membre du comité central, et
aux mains de la France, Marafa étant francophone. Et puis, surtout, Biya aurait de toute évidence mis au pouvoir après lui l'homme qui ne le condamnerait pas malgré tous ses crimes, dont ceux de février 2008.
Car ce que Biya ferait pour que Marafa ne le condamne pas demain, ce serait ne pa

