Marafa : "je plaide non coupable"
Le procès pour distraction présumée de fonds publics de l’ex-ministre Marafa Hamidou Yaya a repris mardi 24 juillet, dans un tribunal fortement militarisé, avant d’être renvoyé au 26 juillet à la demande des avocats des accusés. M. Marafa a affirmé devant la barre qu’il plaidait non coupable.
Pour la première fois depuis l’ouverture de son procès le 16 juillet, l’ex-tout puissant ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation Marafa Hamidou Yaya a pris la parole mardi, à la demande du tribunal.
"Je m’appelle Marafa Hamidou Yaya, ancien employé de la SNH (Société nationale des hydrocarbures, organisme public), encore employé de la SNH", a-t-il affirmé lorsque le président du Tribunal de grande instance du Mfoundi (TGI) à Yaoundé, Gilbert Schlick, a demandé aux accusés de se présenter.
M. Marafa n’a nullement fait allusion à son passé d’ancien membre influent du régime de Yaoundé, marquant, sans doute là , une attitude de rupture totale avec un pouvoir qu’il a servi durant 17 ans.
"Je plaide non coupable", a-t-il dit, par la suite, quand les faits pour lesquels il est poursuivi lui ont été lus. Il lui est reproché "d’avoir obtenu frauduleusement" entre 2001 et 2004 la somme de 29 millions de dollars US destinée à l’acquisition d’un aéronef neuf auprès de la compagnie Boeing. L’avion était destiné aux déplacements du président Paul Biya. Il n’a jamais été livré.
M. Marafa est poursuivi en même temps que cinq autres personnes, dont l’homme d’affaire Yves Michel Fotso. Depuis le lancement du procès, trois accusés sont présents, les trois autres étant absents.
Mardi, l’ex-ministre Marafa a été chaleureusement accueilli dans la salle d’audience par des applaudissements de ses partisans.
Les gendarmes l’ont escorté vers une porte secondaire située à l’arrière du Palais de justice, déjouant ainsi l’attention de la foule et d’une multitude de journalistes, photographes et cameramen.
Environ 3.000 personnes étaient présentes dans la salle, dans la cour et hors de la clôture du Palais de justice, selon une estimation d’un journaliste de Ka Média. Les entrées au Palais donnant directement accès à la salle d’audience étaient filtrées.
Dans le courant de la journée, plusieurs dizaines de policiers ont été appelés en renfort à un dispositif sécuritaire déjà impressionnant et constitué de gendarmes armés pour certains.
Des actes de brutalités à l’égard de curieux postés hors de la clôture du Palais et à l’une des entrées de la
Le procès pour distraction présumée de fonds publics de l’ex-ministre Marafa Hamidou Yaya a repris mardi 24 juillet, dans un tribunal fortement militarisé, avant d’être renvoyé au 26 juillet à la demande des avocats des accusés. M. Marafa a affirmé devant la barre qu’il plaidait non coupable.
Pour la première fois depuis l’ouverture de son procès le 16 juillet, l’ex-tout puissant ministre de l’Administration territoriale et de la décentralisation Marafa Hamidou Yaya a pris la parole mardi, à la demande du tribunal.
"Je m’appelle Marafa Hamidou Yaya, ancien employé de la SNH (Société nationale des hydrocarbures, organisme public), encore employé de la SNH", a-t-il affirmé lorsque le président du Tribunal de grande instance du Mfoundi (TGI) à Yaoundé, Gilbert Schlick, a demandé aux accusés de se présenter.
M. Marafa n’a nullement fait allusion à son passé d’ancien membre influent du régime de Yaoundé, marquant, sans doute là , une attitude de rupture totale avec un pouvoir qu’il a servi durant 17 ans.
"Je plaide non coupable", a-t-il dit, par la suite, quand les faits pour lesquels il est poursuivi lui ont été lus. Il lui est reproché "d’avoir obtenu frauduleusement" entre 2001 et 2004 la somme de 29 millions de dollars US destinée à l’acquisition d’un aéronef neuf auprès de la compagnie Boeing. L’avion était destiné aux déplacements du président Paul Biya. Il n’a jamais été livré.
M. Marafa est poursuivi en même temps que cinq autres personnes, dont l’homme d’affaire Yves Michel Fotso. Depuis le lancement du procès, trois accusés sont présents, les trois autres étant absents.
Mardi, l’ex-ministre Marafa a été chaleureusement accueilli dans la salle d’audience par des applaudissements de ses partisans.
Les gendarmes l’ont escorté vers une porte secondaire située à l’arrière du Palais de justice, déjouant ainsi l’attention de la foule et d’une multitude de journalistes, photographes et cameramen.
Environ 3.000 personnes étaient présentes dans la salle, dans la cour et hors de la clôture du Palais de justice, selon une estimation d’un journaliste de Ka Média. Les entrées au Palais donnant directement accès à la salle d’audience étaient filtrées.
Dans le courant de la journée, plusieurs dizaines de policiers ont été appelés en renfort à un dispositif sécuritaire déjà impressionnant et constitué de gendarmes armés pour certains.
Des actes de brutalités à l’égard de curieux postés hors de la clôture du Palais et à l’une des entrées de la

