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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Jesus Jesus a écrit le 20 juillet 2012 à 14h54
Il y a quelques jours nous avons tous découvert ébahis que dans le paradis de Monseigneur Bakot, les Bamiléké n’ont pas le droit d’être trop nombreux. Qui a encore dansé de joie ? C’est que dans une lettre honteuse, le prélat n’a pas seulement donné des chiffres à son infamie, il a aussi tiré des conclusion demandant au bas-mot à la sélection. A vrai dire ses mots sont trop sidérants, trop méchants pour être cités ici. Car ce dont il s’agissait au fond, et que sa plume venimeuse a recommandé, c’est tout simplement l’épuration ethnique : la diminution progressivement dosée du nombre admissible de bamilékés de ce groupe social qu’est l’université catholique, sur la base du critère simple qu’ils sont bamilékés. Il est des pays occidentaux, car c’est de ces pays-là qu’il a également tiré ce principe de la sélection, où quatre cent ans d’esclavage aura obligé l’Etat à inscrire dans son socle l’équité qui lui permettrait de réparer des tords en ajustant l’équilibre social : il en est ainsi aux Etats-Unis où l’affirmative action permet de fonder la justice sociale en réajustant les disparités historiques, sans jeter le mérite à la fenêtre ; il en est ainsi de l’Europe d’ailleurs, où la disparité liée au sexe est réajustée elle aussi par des mesures politiques. Monseigneur Bakot veut plutôt, lui, faire l’inverse : imposer à cette république du Cameroun diverse, à cette génération qui est née et a grandi dans le métissage interethnique, sa vision du paradis que les bamiléké ont expérimenté lors d’un génocide de 1956 à 1971. Il était sans doute des années où de la cathédrale de Yaoundé la moralité se transformait en sagesse pour prêcher la civilité à un peuple encore trop divisé contre lui-même et que seul une constitution bancale retenait encore ensemble, pour prêcher l’ouverture dans cette ville-carrefour si prise d’assaut par des élans tribaux, pour prêcher la pratique de la tolérance, Ongola étant le centre d’une ville fondamentalement cosmopolite. Ces années-là sont passées, et même une excuse publique du Monseigneur de la haine n’y fera plus rien. Le Cameroun de demain se fera sans lui. La raison est simple, et nous aurions dû la savoir déjà en 2005, sinon avant : il a trop mauvais cœur pour nous enseigner à vivre au Cameroun en harmonie avec notre prochain. Son paradis c’est un pays de l’intolérance
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