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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Ateme Ateme a écrit le 22 février 2005 à 10h36
@Mbargasoukous

Mon ami tu soulève là un véritable problème de fonds.
Par un concours de circonstance, je me suis retrouvé il y a deux ans dans ton village - Akonolinga - un dimanche. Il y avait une rencontre de foot au stade Marc Vivien Foé, un 1/4 de finale de coupe du Cameroon entre Tonnerre de Yaoundé et Renaissance de Ngoumou.
Quelle pauvreté dans le jeu! Aucun drible, je dis bien aucun drible! Aucun débordement et centre. Aucune combinaison (une-deux, triangle, etc.) Quelle pauvreté.

Pendant 90 mn, j'ai assisté à des courses effrenées, des tacles rudes parfois ratés, des dégagements sans véritable objectif. J'étais abasourdi.
La pelouse laissait effectivement à désirer. Mais le fait est que j'ai fréquenté le lycée de cette localité il y a plusieurs années, et le foot que l'équipe locale y jouait et celui des équipes visiteuses était bien plus admirable, plus technique, plus élaboré, plus appétissant.
Ce à quoi nous assistons en ce moment est vraiment incompréhensible. Les footballeurs sont-ils de moins en moins doués? Est-ce seulement les écoles de foot qui dépouillent les gars de leur technique?

Mais j'ai la ferme impression que c'est un phénomène général. Il me semble donc que même les autres pays en souffrent. Pa exemple la technique d'un Ronaldo n'a rien à voir avec celle d'un Pelé ou d'un Garrincha.

Là où nous ne sommes pas d'accord c'est que tu affirme que les Brésilens ne changent pas leur style quand ils viennent en Europe. C'est pourtant très flagrant. Souviens-toi du Brésil 1990. Quelle pauvreté par rapport à ses devancières (1982, 1986). Après 20 ans sans gagner la coupe du monde, les Brésilens ont tentés de changer leur style; 1990 était en réalité le plus bas qu'ils sont tombés. Ils sont revenus progressivement. Nous savons qu'aucune de leurs équipes récentes ne peut égaler celle de 1970 qui semble être la référence éternelle.

D'autre part, un gars préfère jouer n'importe où et pointer ses primes, garder sa forme à n'importe quel poste, que de chauffer le banc parce qu'il préfère jouer à tel ou tel poste. C'est un vrai dilemme. Etame Mayer est un excellent exemple. Mais aussi Olembé à Marseille. Womé Nlend à Brescia et il y en a d'autres. C'est une dénaturation volontaire et involontaire en même temps.
Merci de patienter...
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