DANS LA TANIÈRE : PLUIE D’INJURES SUR LA TÊTE DES LIONS
L’équipe nationale a repris les entraînements hier au stade Ahmadou Ahidjo.
«Mouilleurs, bande de vendeurs». C’est presque un refrain qu’on entonné les quelques dizaines de spectateurs qui ont assisté à la première séance d’entraînement de l’équipe nationale pour le compte du match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2013, contre la Guinée Bissau qui a lieu samedi prochain au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Et durant plus d’une heure qu’a duré la séance, les mécontents n’ont pas accordé un seul moment de répit aux joueurs. «Vous avez joué à douze, avec Kadhafi, mais vous avez toujours perdu contre un pays en guerre», a lancé quelqu’un dans la foule agrippée sur les grilles de protection.
Après la quinzaine de minutes consacrée aux échauffements, les joueurs que conduisaient Philippe Manouvrier, le préparateur physique, le bloc s’est éclaté en petits groupes, visiblement en fonction des spécificités et des objectifs recherchés par le staff technique pour certains joueurs et certains compartiments de jeu,… chacun a eu sa dose personnelle, chaque fois qu’il était repéré dans une prestation individuelle. Ainsi, Mandjeck a été invité à «demander des excuses au peuple camerounais» pour «avoir vendu le pays» le pays à Sfax. Alors que Nguémo peut bénéficier d’un traitement moins douloureux, et se contenter d’un simple «petits pieds», ou encore Mbia paraissant «laid»,Moukandjo se faisait traiter de «rateur international», Denis Lavagne écope de «entraîneur sans papier», ou encore de détenteur de «faux diplôme». Pendant ce temps, Rigobert Song, pourtant très adulé ici, reçoit les coups destinés à son neveu Alexandre Song qui vient d’avoir une altercation avec des badauds dans les rues de Yaoundé : «ton fils nous a insulté que le… de nos mamans».
Magnan, chouchou du public
Du coup, des voix s’élèvent pour rappeler à l’ancien capitaine qui tentait de leur faire comprendre que ce n’est pas bien pour le moral des joueurs, que «à votre temps, on ne voyait pas ça ; vous avez su défendre le pays ; vous étiez les vrais Lions». Découragé, Magnan retournera à sa place, en essayant de minimiser l’impact des attaques : «Ce ne sont plus des enfants ; quand on fait ça, c’est pour les amener à faire plus d’effort», soutient le team manager de l’équipe nationale. Au-delà du rachat auprès de son public pour la déconvenue de dimanche dernier, il va falloir confirmer la courte avance prise à l’aller à Bissau.
Pour y p
L’équipe nationale a repris les entraînements hier au stade Ahmadou Ahidjo.
«Mouilleurs, bande de vendeurs». C’est presque un refrain qu’on entonné les quelques dizaines de spectateurs qui ont assisté à la première séance d’entraînement de l’équipe nationale pour le compte du match retour du deuxième tour des éliminatoires de la Coupe d’Afrique des nations (Can) 2013, contre la Guinée Bissau qui a lieu samedi prochain au stade Ahmadou Ahidjo de Yaoundé. Et durant plus d’une heure qu’a duré la séance, les mécontents n’ont pas accordé un seul moment de répit aux joueurs. «Vous avez joué à douze, avec Kadhafi, mais vous avez toujours perdu contre un pays en guerre», a lancé quelqu’un dans la foule agrippée sur les grilles de protection.
Après la quinzaine de minutes consacrée aux échauffements, les joueurs que conduisaient Philippe Manouvrier, le préparateur physique, le bloc s’est éclaté en petits groupes, visiblement en fonction des spécificités et des objectifs recherchés par le staff technique pour certains joueurs et certains compartiments de jeu,… chacun a eu sa dose personnelle, chaque fois qu’il était repéré dans une prestation individuelle. Ainsi, Mandjeck a été invité à «demander des excuses au peuple camerounais» pour «avoir vendu le pays» le pays à Sfax. Alors que Nguémo peut bénéficier d’un traitement moins douloureux, et se contenter d’un simple «petits pieds», ou encore Mbia paraissant «laid»,Moukandjo se faisait traiter de «rateur international», Denis Lavagne écope de «entraîneur sans papier», ou encore de détenteur de «faux diplôme». Pendant ce temps, Rigobert Song, pourtant très adulé ici, reçoit les coups destinés à son neveu Alexandre Song qui vient d’avoir une altercation avec des badauds dans les rues de Yaoundé : «ton fils nous a insulté que le… de nos mamans».
Magnan, chouchou du public
Du coup, des voix s’élèvent pour rappeler à l’ancien capitaine qui tentait de leur faire comprendre que ce n’est pas bien pour le moral des joueurs, que «à votre temps, on ne voyait pas ça ; vous avez su défendre le pays ; vous étiez les vrais Lions». Découragé, Magnan retournera à sa place, en essayant de minimiser l’impact des attaques : «Ce ne sont plus des enfants ; quand on fait ça, c’est pour les amener à faire plus d’effort», soutient le team manager de l’équipe nationale. Au-delà du rachat auprès de son public pour la déconvenue de dimanche dernier, il va falloir confirmer la courte avance prise à l’aller à Bissau.
Pour y p

