Article 8- Le présent arrêté sera enregistré, publié selon la procédure d'urgence, puis inséré au Journal officiel en, français et en anglais. /-
YAOUNDE, le 14 NOV. 2000
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Et Par Délégation,
Le secrétaire Général de la présidence de la République
Marafa Hamidou Yaya
Annexe 3
LETTRE OUVERTE DE M. H.B. HOLOMISA, DEPUTE, PRESIDENT DU UNITED DEMOCRA
TIC MOVEMENT (AFRIQUE DU SUD) A LEURS EXCELLENCES MESSIEURS THABO
MBEKI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, ET PAUL BIYA, PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Objet: DEMANDE DE CONSTITUTION D'UNE COMMISSION D'ENQUETE JUDI¬CIAIRE SUR L'AFFAIRE DE CORRUP¬TION IMPLIQUANT LA SOCIETE TRANS-NETJ
Excellences,
Au cours d'une récente session parlementaire, j'ai soulevé le problème d'un pot-de-vin de 26,9 millions de rands versés par Transnet dans ses transactions au Cameroun. Veuillez trouver ci-joints une copie de mon discours et des documents qui étayent mes déclarations.
Si nous nous félicitons de ce que l'affaire soit aujourd'hui portée devant les tribunaux, l'argument selon lequel l'affaire est en instance, ce qui interdit tout commentaire de la part du gouvernement, ne saurait s'appliquer dans ce cas, étant donné l'importance de la couverture médiatique et les nouvelles révélations faites dans les médias camerounais.
Ces comptes rendus sont toujours publiés régulièrement et fournissent des détails précis sur le rôle et l'implication de plusieurs personnes et organismes dans le scandale. Nous pensons également que les intérêts sud-africains sont négativement affectés par ce scandale et que le gouvernement ne peut pas garder le silence et rester inactif. Nous sommes préoccupés par les versions contradictoires données par Transnet devant les tribunaux sur les circonstances du versement du pot-de-vin. En effet, Transnet aurait reconnu devant un tribunal sud-africain avoir versé ce pot-de-vin considérable, alors qu'elle nie toute action semblable devant une juridiction internationale. Il est particulièrement préoccupant que les médias camerounais aient publié des informations selon lesquelles une certaine Madame Marafa, épouse d'un haut responsable à la Présidence de la République du Cameroun, a effectué plusieurs voyages en Afrique du Sud et aurait reçu ce pot-de-vin de la société Transnet.
L'argent du contribuable sud-africain a été détourné pour verser ce pot-de-vin qui serait très élevé. Le contribuable paie aujourd'hui la facture de ces affaires. Troisième coup d
YAOUNDE, le 14 NOV. 2000
LE PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE,
Et Par Délégation,
Le secrétaire Général de la présidence de la République
Marafa Hamidou Yaya
Annexe 3
LETTRE OUVERTE DE M. H.B. HOLOMISA, DEPUTE, PRESIDENT DU UNITED DEMOCRA
TIC MOVEMENT (AFRIQUE DU SUD) A LEURS EXCELLENCES MESSIEURS THABO
MBEKI, PRESIDENT DE LA REPUBLIQUE SUD-AFRICAINE, ET PAUL BIYA, PRESIDENT
DE LA REPUBLIQUE DU CAMEROUN
Objet: DEMANDE DE CONSTITUTION D'UNE COMMISSION D'ENQUETE JUDI¬CIAIRE SUR L'AFFAIRE DE CORRUP¬TION IMPLIQUANT LA SOCIETE TRANS-NETJ
Excellences,
Au cours d'une récente session parlementaire, j'ai soulevé le problème d'un pot-de-vin de 26,9 millions de rands versés par Transnet dans ses transactions au Cameroun. Veuillez trouver ci-joints une copie de mon discours et des documents qui étayent mes déclarations.
Si nous nous félicitons de ce que l'affaire soit aujourd'hui portée devant les tribunaux, l'argument selon lequel l'affaire est en instance, ce qui interdit tout commentaire de la part du gouvernement, ne saurait s'appliquer dans ce cas, étant donné l'importance de la couverture médiatique et les nouvelles révélations faites dans les médias camerounais.
Ces comptes rendus sont toujours publiés régulièrement et fournissent des détails précis sur le rôle et l'implication de plusieurs personnes et organismes dans le scandale. Nous pensons également que les intérêts sud-africains sont négativement affectés par ce scandale et que le gouvernement ne peut pas garder le silence et rester inactif. Nous sommes préoccupés par les versions contradictoires données par Transnet devant les tribunaux sur les circonstances du versement du pot-de-vin. En effet, Transnet aurait reconnu devant un tribunal sud-africain avoir versé ce pot-de-vin considérable, alors qu'elle nie toute action semblable devant une juridiction internationale. Il est particulièrement préoccupant que les médias camerounais aient publié des informations selon lesquelles une certaine Madame Marafa, épouse d'un haut responsable à la Présidence de la République du Cameroun, a effectué plusieurs voyages en Afrique du Sud et aurait reçu ce pot-de-vin de la société Transnet.
L'argent du contribuable sud-africain a été détourné pour verser ce pot-de-vin qui serait très élevé. Le contribuable paie aujourd'hui la facture de ces affaires. Troisième coup d

