Cameroun - France : Milla a encore voté
Cameroun - France : Milla a encore voté L’ambassadeur itinérant a jeté le bulletin dans l’urne hier à l’occasion du 2nd tour des présidentielles françaises.
Dimanche, 6 mai 2011, 11h 00. Roger Milla, l’ambassadeur itinérant à présidence de la République du Cameroun, vient d’accomplir son devoir citoyen en dépit de la brève et intense pluie qui a arrosé la ville de Yaoundé une heure avant. A sa sortie du portail de la résidence de l’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain, il est intercepté par le commissaire central de police n°1 pour des civilités. La mine joyeuse, il va se diriger vers les 14 policiers en faction à l’extérieur de la concession.
Particulièrement volubile, le célèbre numéro 9 des Lions indomptables va échanger pendant une heure avec ses interlocuteurs au sujet de la discipline au sein de l’équipe nationale de football, mais aussi de la situation de ses anciens coéquipiers en sélection : «Aujourd’hui, les joueurs de l’équipe nationale et les entraineurs sont logés dans les grands hôtels comme le Hilton. A notre époque, on était logé au Quartier général. Là -bas, on nous appliquait la discipline militaire.» L’ancien goléador sera plus incisif sur le cas de Denis Lavagne : «Cet entraîneur des Lions indomptables n’en est pas un. Quand je jouais à Montpellier, il commençait à jouer au football. Je suis surpris qu’il vienne s’improviser entraîneur au Cameroun. Demandez-lui son diplôme d’entraîneur, s’il en dispose d’un.»
Cet avis de Roger Milla sera corroboré par deux septuagénaires français, qui iront le congratuler. «C’est un plaisir de saluer un grand footballeur comme Roger Milla. Vous nous avez fait vibrer au Mondiale italien, mais aujourd’hui il faut relever le niveau de votre football du Cameroun. Votre actuel entraîneur ne m’inspire pas confiance», lance le nommé Louis. Le héros africain du Mondiale 90 sera très courtois à l’égard de ses admirateurs. «J’espère que votre séjour au Cameroun se passe bien. Nous allons tout faire pour que notre football retrouve son niveau d’antan. Vous savez, le chef d’Etat, Paul Biya, est prêt à mettre tout le budget du Cameroun pour la cause du football», révèle-t-il. A 12h00, le footballeur africain du siècle dernier, vêtu d’un pantalon kaki et d’un polo de même couleur, prend congé de ses adulateurs. Au volant de son 4x4, il va prendre le large par le chemin jouxtant la résidence du président de l’Assemblée nationale.
A 13h, c’est au tour de Benjamin Sonké, député Rdpc des Hauts-Plateaux, de
Cameroun - France : Milla a encore voté L’ambassadeur itinérant a jeté le bulletin dans l’urne hier à l’occasion du 2nd tour des présidentielles françaises.
Dimanche, 6 mai 2011, 11h 00. Roger Milla, l’ambassadeur itinérant à présidence de la République du Cameroun, vient d’accomplir son devoir citoyen en dépit de la brève et intense pluie qui a arrosé la ville de Yaoundé une heure avant. A sa sortie du portail de la résidence de l’ambassadeur de France au Cameroun, Bruno Gain, il est intercepté par le commissaire central de police n°1 pour des civilités. La mine joyeuse, il va se diriger vers les 14 policiers en faction à l’extérieur de la concession.
Particulièrement volubile, le célèbre numéro 9 des Lions indomptables va échanger pendant une heure avec ses interlocuteurs au sujet de la discipline au sein de l’équipe nationale de football, mais aussi de la situation de ses anciens coéquipiers en sélection : «Aujourd’hui, les joueurs de l’équipe nationale et les entraineurs sont logés dans les grands hôtels comme le Hilton. A notre époque, on était logé au Quartier général. Là -bas, on nous appliquait la discipline militaire.» L’ancien goléador sera plus incisif sur le cas de Denis Lavagne : «Cet entraîneur des Lions indomptables n’en est pas un. Quand je jouais à Montpellier, il commençait à jouer au football. Je suis surpris qu’il vienne s’improviser entraîneur au Cameroun. Demandez-lui son diplôme d’entraîneur, s’il en dispose d’un.»
Cet avis de Roger Milla sera corroboré par deux septuagénaires français, qui iront le congratuler. «C’est un plaisir de saluer un grand footballeur comme Roger Milla. Vous nous avez fait vibrer au Mondiale italien, mais aujourd’hui il faut relever le niveau de votre football du Cameroun. Votre actuel entraîneur ne m’inspire pas confiance», lance le nommé Louis. Le héros africain du Mondiale 90 sera très courtois à l’égard de ses admirateurs. «J’espère que votre séjour au Cameroun se passe bien. Nous allons tout faire pour que notre football retrouve son niveau d’antan. Vous savez, le chef d’Etat, Paul Biya, est prêt à mettre tout le budget du Cameroun pour la cause du football», révèle-t-il. A 12h00, le footballeur africain du siècle dernier, vêtu d’un pantalon kaki et d’un polo de même couleur, prend congé de ses adulateurs. Au volant de son 4x4, il va prendre le large par le chemin jouxtant la résidence du président de l’Assemblée nationale.
A 13h, c’est au tour de Benjamin Sonké, député Rdpc des Hauts-Plateaux, de

