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Toli Sous le Manguier

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U.n L.ions ki n'oublie p.as U.n L.ions ki n'oublie p.as a écrit le 24 avril 2012 à 14h35
D’après l’enquête de RS studies and Surveys, seul 6% d’entre eux bénéficient d’une assurance maladies. La majorité, soit 60% se soignent par automédication, c’est-à-dire à tâtons. Au niveau du logement, les résultats donnent une sueur froide au dos. L’enquête révèle par ailleurs que 91% des journalistes camerounais vivent en location et occupent des logements depuis plus de trois ans. Ils vivent en permanence avec des animaux tels des rats, des souris et des moustiques. Ce qui les expose aux risquent de contraction des maladies.
Emplois secondaires
La situation misérables des journalistes camerounais ; salaires minimes et insuffisants, mauvaise condition de vie, pousse ces derniers à développer une activité secondaire pour joindre les deux bouts. Les résultats de l’enquête commandée par le Snjc révèlent que 52% des journalistes au Cameroun exercent une activité secondaire. Et à défaut, plusieurs d’entre eux sont obligés de faire usage des pratiques mafieuses pour obtenir de l’argent.
Face à cette situation qui clochardise le journalisme et le journaliste, et qui empêche à ce dernier de pouvoir exercer librement son métier, Michelle Ebongue le délégué régional de la communication pour le littoral a invité les journalistes à plus de professionnalisme. Elle a demandé à tous les journalistes présents de rejoindre les syndicats pour améliorer leur condition de vie. « il est inconcevable que dans les entreprises de presse qu’il n’y ait pas de délégué de personnel dans les entreprises de presse. Monsieur Azebaze seul ou le bureau du Snjc seul ne peuvent pas faire pression sur les patrons de presse. Mais c’est vous qui est à l’intérieur des entreprises qui pouvez faire changer les choses en appliquant les décisions des syndicats. C’est ainsi que vous pouvez parvenir à faire changer la donne. » A-t-elle déclaré. Pendant ce séminaire, quatre ateliers de réflexion visant à trouver des solutions pour améliorer les conditions des journalistes ont eu lieu. Les résultats des dits travaux seront utilisés par le Snjc qui ambitionne revaloriser le quatrième pouvoir au Cameroun. Au niveau des critiques, Dr Madiba enseignant au département de communication a l’université de Douala a regretté le fait que les catégories professionnelles n’ont pas été distinguées pendant l’enquête et le fait que le cabinet Rs studies and surveys a mélangé les employés dans son échantillonnage les journalistes de la fonction publique et ceux des médias privés.
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