(suite)
Dans ces cas-là , ceux qui sont contre finissent toujours par l’emporter. Le rapport remis par Jean-Manga Onguéné s’avère donc ultra négatif pour Denis Lavagne. Motif officiel de la sévérité du conseil de classe : carence de diplôme.
En réalité, révèle Camfoot, les juges suprêmes de la DTN étaient tellement surpris d’être sollicités (rappelons qu’ils sont là pour ça) qu’ils ont décidé de ne pas donner d’avis contraire à ce que voulaient entendre les chefs, de crainte de ne plus jamais être mis à contribution. D’après cette thèse, Denis Lavagne serait sacrifié sur l’autel de la realpolitik camerounaise, qui n’en finit plus de compter ses victimes.
Heureusement que cette deuxième hypothèse, bassement cynique soit dit en passant, existe, car l’argument du manque de diplôme est juste risible, même s’il n’est pas étonnant dans un pays où le parchemin demeure le sésame absolu. C’est simple : dans les sociétés pragmatiques, la compétence est jugée sur les réalisations et les résultats, voire sur la motivation ; au Cameroun, cet endroit du monde où l’on trouve autant de pragmatisme que de neige dans les rues, le diplôme suffit (ou ne suffit pas, dans le cas d’espèce).
L’enjeu doit également être pris en compte : que veut dire entraîner les Lions Indomptables en ce moment ? Il s’agit simplement de gérer la convalescence d’un ex grand d’Afrique, tombé dans les tréfonds du classement FIFA, absent de la dernière CAN, humilié urbi et orbi. Un lion malade en somme. Dans cette situation, la DTN est mal inspirée de parler, à la suite de Roger Milla, d’une quelconque "grandeur" des Lions Indomptables dont Denis Lavagne ne serait pas digne. Et pourquoi ne pas demander à Pep Guardiola et à José Mourinho quels sont leurs projets à moyen terme ?
Car voilà l’autre mal camerounais : la misère du présent, jamais assumée, est toujours maquillée sous le fard nostalgique du glorieux passé, et barbouillé du mascara d’un très grand futur fantasmé. La vérité, c’est que les Lions Indomptables d’aujourd’hui valent moins que le Botswana, et que toute renaissance doit commencer par accepter, assumer et revendiquer cette place. Pas de fin à la crise de confiance sans la conscience de cette crise.
On les voit venir avec leurs gros sabots : Lavagne parti (même pas viré, puisqu’il ne fut jamais embauché), les tractations vont recommencer pour lui trouver un remplaçant. Le cirque tropical va prendre son temps, jusqu’à ce que l’on recrute à prix d’or un troisième couteau européen, à qui l’on demandera de faire un petit miracle
Dans ces cas-là , ceux qui sont contre finissent toujours par l’emporter. Le rapport remis par Jean-Manga Onguéné s’avère donc ultra négatif pour Denis Lavagne. Motif officiel de la sévérité du conseil de classe : carence de diplôme.
En réalité, révèle Camfoot, les juges suprêmes de la DTN étaient tellement surpris d’être sollicités (rappelons qu’ils sont là pour ça) qu’ils ont décidé de ne pas donner d’avis contraire à ce que voulaient entendre les chefs, de crainte de ne plus jamais être mis à contribution. D’après cette thèse, Denis Lavagne serait sacrifié sur l’autel de la realpolitik camerounaise, qui n’en finit plus de compter ses victimes.
Heureusement que cette deuxième hypothèse, bassement cynique soit dit en passant, existe, car l’argument du manque de diplôme est juste risible, même s’il n’est pas étonnant dans un pays où le parchemin demeure le sésame absolu. C’est simple : dans les sociétés pragmatiques, la compétence est jugée sur les réalisations et les résultats, voire sur la motivation ; au Cameroun, cet endroit du monde où l’on trouve autant de pragmatisme que de neige dans les rues, le diplôme suffit (ou ne suffit pas, dans le cas d’espèce).
L’enjeu doit également être pris en compte : que veut dire entraîner les Lions Indomptables en ce moment ? Il s’agit simplement de gérer la convalescence d’un ex grand d’Afrique, tombé dans les tréfonds du classement FIFA, absent de la dernière CAN, humilié urbi et orbi. Un lion malade en somme. Dans cette situation, la DTN est mal inspirée de parler, à la suite de Roger Milla, d’une quelconque "grandeur" des Lions Indomptables dont Denis Lavagne ne serait pas digne. Et pourquoi ne pas demander à Pep Guardiola et à José Mourinho quels sont leurs projets à moyen terme ?
Car voilà l’autre mal camerounais : la misère du présent, jamais assumée, est toujours maquillée sous le fard nostalgique du glorieux passé, et barbouillé du mascara d’un très grand futur fantasmé. La vérité, c’est que les Lions Indomptables d’aujourd’hui valent moins que le Botswana, et que toute renaissance doit commencer par accepter, assumer et revendiquer cette place. Pas de fin à la crise de confiance sans la conscience de cette crise.
On les voit venir avec leurs gros sabots : Lavagne parti (même pas viré, puisqu’il ne fut jamais embauché), les tractations vont recommencer pour lui trouver un remplaçant. Le cirque tropical va prendre son temps, jusqu’à ce que l’on recrute à prix d’or un troisième couteau européen, à qui l’on demandera de faire un petit miracle

