Il est fréquent d'entendre des grands tacticiens affirmer qu'un match se gagne ou se perd au milieu de terrain. Est-ce alors la raison pour ne jouer qu’avec les récupérateurs? Que non. Mais où sont passés les meneurs de jeu camerounais, peut-on se demander? En attendant l’arrivée probable du Néerlando-camerounais William Overtoom dans la tanière, la pauvreté du répertoire des footballeurs camerounais offre peu de solutions à ce poste. La faute à qui? A tout le monde. Mais, principalement aux formateurs et entraîneurs locaux, qui passent un temps fou dans les épreuves d’endurance, et ont tué le génie de nos footballeurs. La direction technique nationale a donc là du pain sur la planche.
On ne devient pas meneur de jeu, mais on naît. Mais, le génie doit s’entretenir. Or, les petits terrains de jeu qui ont permis aux Jean Louis Mama (TKC), Joseph Kamga et Roger Fetmba (USD), Abéga (Canon) et bien d’autres, d’entretenir leur génie pendant leurs enfances ont aujourd’hui quasiment tous disparus. La faute à l’urbanisation anarchique de nos villes. Pour avoir donc de nouveau les joueurs de génie dans notre football, il ne suffira pas de continuer à donner quelques comprimés de «paracétamol» à un football malade de cancer, il faudra plus qu’une chimiothérapie, un électrochoc. Et ceci, sans état d’âmes.
Etienne Fréjus Tchana
On ne devient pas meneur de jeu, mais on naît. Mais, le génie doit s’entretenir. Or, les petits terrains de jeu qui ont permis aux Jean Louis Mama (TKC), Joseph Kamga et Roger Fetmba (USD), Abéga (Canon) et bien d’autres, d’entretenir leur génie pendant leurs enfances ont aujourd’hui quasiment tous disparus. La faute à l’urbanisation anarchique de nos villes. Pour avoir donc de nouveau les joueurs de génie dans notre football, il ne suffira pas de continuer à donner quelques comprimés de «paracétamol» à un football malade de cancer, il faudra plus qu’une chimiothérapie, un électrochoc. Et ceci, sans état d’âmes.
Etienne Fréjus Tchana

