La deuxième partie obéit aux mêmes critères. L’auteur a définitivement choisi le mode entretien. C’est 23 questions posées à l’homme pour parler de ses grandeurs et, surtout, ses servitudes des hautes sphères de l’Etat. Ici encore, beaucoup d’informations sur le parcours de Tonye Mbog attendent le lecteur et, surtout, cette photo où le ministre donne le coup d’envoi de la coupe d’Afrique des nations de football en 1972 organisée par le Cameroun. A la troisième partie, c’est le témoin privilégié des grands événements qui répond aux questions. 35 au total. Mais le fait le plus marquant dans cette partie, c’est l’événement du 4 novembre 1982. «Oui. Tout au long de cette lugubre et morne journée du 5 novembre 1982, fusaient des interrogations de toutes natures, scrutant les causes et les motivations profondes de cette démission. Etait-ce un coup d’Etat médical de la gauche socialiste, confortablement installée au pouvoir avec Mitterrand dont on apprendra, au plus fort de la crise poste successorale et cela de la bouche même du Président Ahidjo, qu’il ne le portait pas dans son cœur. Ainsi s’interrogeaient d’aucuns tandis que d’autres enchantaient...» pp 98.99
Nous voici à la dernière partie avec sa douzaine de questions pour parler des confidences ; «…De l’analyse de certains politologues de l’époque, il ressort d’ailleurs que les rapports conflictuels entre le régime d’Ahidjo et le pays bassa ont commencé à s’atténuer avec la visite présidentielle de 1963 à Eséka et à Edéa… De sorte qu’en 1972, l’on était loin de la période critique de la répression sauvage où le premier ministre Mbida, dans son ultimatum à Boumnyébèl, le 09 novembre 1957, menaçait de génocide la Sanaga maritime, déformée en la circonstance « Sanaga Militaire »... Dans un discours resté tristement célèbre contre l’Upc et les bassa, que l’histoire n’oubliera pas de sitôt …», peut-on lire à la page 137 du précieux bouquin. Et la boucle avec la postface de Michel Zoah, ex ministre des Sports et de l’Education physique «…de nombreux acquis de l’ère Tonye Mbog sont aujourd’hui paradoxalement consumés… le défi du futur consiste alors d’abord à récupérer les avancées perdues d’hier…». Le livre sera présenté au public de Yaoundé le 24 février 2012
Nous voici à la dernière partie avec sa douzaine de questions pour parler des confidences ; «…De l’analyse de certains politologues de l’époque, il ressort d’ailleurs que les rapports conflictuels entre le régime d’Ahidjo et le pays bassa ont commencé à s’atténuer avec la visite présidentielle de 1963 à Eséka et à Edéa… De sorte qu’en 1972, l’on était loin de la période critique de la répression sauvage où le premier ministre Mbida, dans son ultimatum à Boumnyébèl, le 09 novembre 1957, menaçait de génocide la Sanaga maritime, déformée en la circonstance « Sanaga Militaire »... Dans un discours resté tristement célèbre contre l’Upc et les bassa, que l’histoire n’oubliera pas de sitôt …», peut-on lire à la page 137 du précieux bouquin. Et la boucle avec la postface de Michel Zoah, ex ministre des Sports et de l’Education physique «…de nombreux acquis de l’ère Tonye Mbog sont aujourd’hui paradoxalement consumés… le défi du futur consiste alors d’abord à récupérer les avancées perdues d’hier…». Le livre sera présenté au public de Yaoundé le 24 février 2012

