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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Shabazz Shabazz a écrit le 22 février 2012 à 13h42
Pour parler du club de la Bénoué, sa valeur internationale laisse à désirer car la raison principale de sa dynamique semble être la revente des joueurs. Coton Sports FC donne la nette impression de n'être animé que par cet aspect, par le business. L'administration n'aurait envie que de remplir les poches de ceux qui font sa promotion et ici, le président de la fédération est fortement soupçonné, tout comme le coach actuel des Lions Indomptables.

Du coup, la suite logique est que cette frilosité du club leader déteint sur l'ensemble des clubs engagés en compétition. L'esprit conquérant n'y est généralement plus car aucune impulsion ne vient de la tête, d'une locomotive dépassée pour un football qui se consume au fil du temps.


La gestion catastrophique des Lions Indomptables

Depuis 2007 on aura beau crier, mais le chien aboie et la caravane passe. Au mépris du peuple, au mépris de la patrie et de l'histoire des Lions Indomptables. Après le départ d'Otto Pfister à la barre de la sélection nationale, il y a eu l'arrivée d'un collège d'entraîneurs. Le remake d'une invention brouillonne qui nous a situés sur la capacité créative de nos dirigeants.

À coups de tâtonnements, les carences connues se sont confirmées : les Lions n'avaient pas d'adversaires pour les matchs amicaux en date FIFA sans que cela ne dérange personne à Tsinga. Un des nombreux points de détail qui, en somme, ont creusé le fossé de notre progrès.

Sur le plan des résultats, une seule finale continentale disputée depuis 10 ans et perdue contre l'Égypte en 2008 dans des circonstances tragiques. Une absence en Coupe du monde 2006 en Allemagne, l'élimination prématurée en poule au Mondial 2002 Corée/Japon alors que nous disposions d'une équipe capable de passer le premier tour.

La faute encore à une organisation calamiteuse, une grève avant la compétition pour cause de prime, une arrivée chaotique en Corée, des contrats régionaux insignifiants dans le but d'économiser des sommes destinées au bien être des joueurs. Bref, un foutoir organisé par la Fédération camerounaise de football pour un résultat sans appel et une chute on ne se relèvera jamais.

Et puis vint l'ère Eto'o et le cas Leguen. Rappelons ici qu'une fédération doit avoir sa personnalité, son autorité, ses principes. Celle du Cameroun en a manqué à un moment clé de son histoire. Une situation affreuse alourdie par une insuffisance trop marquante de régulateurs après les départs de Foé, tragiquement décédé en 2003, et Mboma après Tunisie 2004.
Merci de patienter...
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