Ndy Assembé, le patient camerounaisTitulaire à Nancy depuis près de trois mois, Guy-Roland Ndy Assembé espère enfin avoir l'occasion de faire son trou en Ligue 1. Portrait avant la réception de Rennes (samedi, 15h00).
Il faut se lever tôt pour perturber, de quelque manière que ce soit, Guy-Roland Ndy Assembé. Cinq minutes de retard, une question un peu insidieuse ? Rien n'y fait. Le garçon a, dans la voix comme dans l'attitude, une indolence proche de celle qu'on pouvait percevoir chez Bernard Lama (ça tombe bien, il le cite en modèle, aux côtés de George Weah). Une «zen attitude» revendiquée qui a permis au gardien de Nancy de tracer sa route, un peu plus sinueuse que pour d'autres, sans s'inquiéter. Certain que son tour viendra, à force de travail. Depuis fin octobre, son tour est venu, et les titularisations s'enchaînent en Ligue 1 pour l'international camerounais. «J'ai fait un grand pas en avant mais rien n'est acquis. J'ai manqué quelques matches en début de saison. Je dirai que je me suis installé le jour où j'aurai réalisé une saison complète.» Ca s'enchaîne, mais ça ne s'enflamme pas pour autant. La patience lui a enseigné la prudence : «J'ai été formé à Nantes, où il y avait de la concurrence. Mon leitmotiv, c'était de progresser pour être au point quand on me donnerait ma chance. J'ai attendu pas mal de temps, contrairement à certains gardiens qui se sont retrouvés titulaires à 20, 21 ans.»
A 25 ans, il pourrait commencer à trouver le temps long, cela dit. S'installer en L1, le natif de Yaoundé, pur produit de l'école canarie, en rêve depuis des années. A Valenciennes, il y a deux ans, il y était presque. «Quand je reviens de là -bas, je me dis que c'est peut-être le moment de partir si un club de Ligue 1 approche. Il y a bien eu des approches, mais les discussions n'ont pas abouti. Du coup, je suis resté avec Nantes, la saison entière, et ça a re-débouché sur un club de Ligue 1, mais j'ai encore dû attendre. Les opportunités n'arrivant pas au moment où je souhaitais, j'ai continué à travailler et à attendre.» En Lorraine, il aura patienté trois mois avant que Jean Fernandez ne vienne le trouver pour lui donner sa chance : «Avec Damien (Grégorini, NDLR), ça se passe très bien. La concurrence est saine, pas de coups bas, on travaille ensemble pour le maintien de l'équipe. On travaille plutôt pas mal : D'un point de vue personnel, je suis satisfait. Bon, il y a toujours le jeu aérien, ça ne s'invente pas, on ne naît pas avec, et je dois encore progresser.»
«J'
Il faut se lever tôt pour perturber, de quelque manière que ce soit, Guy-Roland Ndy Assembé. Cinq minutes de retard, une question un peu insidieuse ? Rien n'y fait. Le garçon a, dans la voix comme dans l'attitude, une indolence proche de celle qu'on pouvait percevoir chez Bernard Lama (ça tombe bien, il le cite en modèle, aux côtés de George Weah). Une «zen attitude» revendiquée qui a permis au gardien de Nancy de tracer sa route, un peu plus sinueuse que pour d'autres, sans s'inquiéter. Certain que son tour viendra, à force de travail. Depuis fin octobre, son tour est venu, et les titularisations s'enchaînent en Ligue 1 pour l'international camerounais. «J'ai fait un grand pas en avant mais rien n'est acquis. J'ai manqué quelques matches en début de saison. Je dirai que je me suis installé le jour où j'aurai réalisé une saison complète.» Ca s'enchaîne, mais ça ne s'enflamme pas pour autant. La patience lui a enseigné la prudence : «J'ai été formé à Nantes, où il y avait de la concurrence. Mon leitmotiv, c'était de progresser pour être au point quand on me donnerait ma chance. J'ai attendu pas mal de temps, contrairement à certains gardiens qui se sont retrouvés titulaires à 20, 21 ans.»
A 25 ans, il pourrait commencer à trouver le temps long, cela dit. S'installer en L1, le natif de Yaoundé, pur produit de l'école canarie, en rêve depuis des années. A Valenciennes, il y a deux ans, il y était presque. «Quand je reviens de là -bas, je me dis que c'est peut-être le moment de partir si un club de Ligue 1 approche. Il y a bien eu des approches, mais les discussions n'ont pas abouti. Du coup, je suis resté avec Nantes, la saison entière, et ça a re-débouché sur un club de Ligue 1, mais j'ai encore dû attendre. Les opportunités n'arrivant pas au moment où je souhaitais, j'ai continué à travailler et à attendre.» En Lorraine, il aura patienté trois mois avant que Jean Fernandez ne vienne le trouver pour lui donner sa chance : «Avec Damien (Grégorini, NDLR), ça se passe très bien. La concurrence est saine, pas de coups bas, on travaille ensemble pour le maintien de l'équipe. On travaille plutôt pas mal : D'un point de vue personnel, je suis satisfait. Bon, il y a toujours le jeu aérien, ça ne s'invente pas, on ne naît pas avec, et je dois encore progresser.»
«J'

