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Hehehe Hehehe de Ebebeyin a écrit le 25 janvier 2012 à 17h30
La Suisse ne veut plus être le coffre-fort des tyrans
Le Point.fr - Publié le 24/01/2012 à 19:17 - Modifié le 24/01/2012 à 19:24
Les fortunes de Marcos, Mobutu et Duvalier ont terni la réputation du pays, qui confisque désormais les fonds des dictateurs. Mais à petites doses.
La Suisse a bloqué 340 millions d'euros appartenant à l'entourage de l'ancien président égyptien Hosni Moubarak et 50 millions liés au clan Ben Ali. L'enquête menée par le Ministère public de la Confédération (MPC) portait sur des "soupçons de blanchiment d'argent". Dorénavant, les deux dictateurs déchus devront également répondre d'allégations de "crime organisé". C'est une première en Suisse, et c'est très ennuyeux pour les deux tyrans.

En effet, le blanchiment d'argent est difficile à démontrer. Les chefs d'État signent rarement eux-mêmes des documents prouvant une gestion déloyale ou un abus de confiance. En revanche, l'appartenance à une organisation criminelle permet de renverser la charge de la preuve. Ce sera aux tyrans de prouver que leurs comptes en banque ou leurs biens (villas, immeubles) ont une origine licite.

Printemps arabe et recouvrement de fonds
"Comment Ben Ali, issu d'un milieu modeste, pourra-t-il justifier une fortune aussi imposante ? Certainement pas en s'appuyant sur son seul salaire de chef d'État", souligne Ursula Cassani, professeur à la faculté de droit de Genève. Par ailleurs, le ministère suisse des Affaires étrangères organisait les 23 et 24 janvier à Lausanne une rencontre internationale d'experts consacrée à la restitution d'avoirs d'origine illicite. Un séminaire intitulé "Le Printemps arabe et le recouvrement de fonds détournés : premiers enseignements tirés et perspectives".

Très clairement, Berne ne veut plus donner l'air d'être la destination favorite des dictateurs et autres satrapes du monde entier, attirés par le secret bancaire et les fondations obscures. En 2011, la Suisse a bloqué des fonds, avant même l'Union européenne. Le 11 février concernant l'Égypte, contre le 21 mars pour Bruxelles. Le 24 février concernant la Libye, contre le 2 mars pour Bruxelles.

Changer l'orthographe des noms
Seulement voilà, la place financière helvétique, qui gère presque 30 % de la fortune mondiale offshore, ne perd pas du jour au lendemain ses mauvaises habitudes. En novembre dernier, un rapport de l'Autorité fédérale de surveillance des marchés financiers (Finma) épinglait quatre banques, sans les nommer, pour des "manquements graves". Un exemple :
Merci de patienter...
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