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Toli Sous le Manguier

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Elle finit par triompher Elle finit par triompher a écrit le 16 janvier 2012 à 14h49
L’assassin présumé de E. Money interpellé
Emeutes de Deïdo. Ekongolo Djom est gardé à vue à la police tandis que les conducteurs de mototaxis exigent la réouverture des rues fermées.

Plus de 250 policiers et gendarmes veillent au grain. Trois chars anti-émeutes prêts à intervenir. Des bombes lacrymogènes entassées.
Des renforts en troupes et en matériel. C’est un décor de guerre qui a accueilli les dizaines de conducteurs de mototaxis qui ont organisé une marche vers le quartier Deido hier matin vers 9 h. « Nous exigeons la réouverture immédiate des rues fermées », pouvait-on lire sur l’une des nombreuses pancartes brandies par les manifestants dont le nombre grandissait progressivement. Les forces de l’ordre et les mototaximen se font face, jusqu’à l’arrivée de renforts de la gendarmerie nationale, autour de 12 h30 minutes. « Nous allons circuler à Déido à tous les prix », persiste l’un des meneurs de la contestation.

A l’origine de ce regain de tension à Deido, théâtre d’affrontements violents entre le 31 décembre 2011 et le 2 janvier dernier, se trouve l’interpellation d’un certain Ekongolo Djom, présenté par la police comme étant l’assassin présumé d’Eric Money. L’assassinat en question avait été imputé aux conducteurs de mototaxis. Ekongolo Djom est tombé dans les filets de la police tôt samedi matin, alors qu’il se rendait à Yaoundé. Il a été placé en garde à vue, « en lieu sûr pour éviter des débordements ». Une source policière précise que « Ekongolo Djom n’est pas la seule personne gardée à vue ». Le suspect numéro 1 est un natif de Deido, a-t-on appris auprès de l’enquête. Suffisant pour provoquer la colère des moto-taximen, qui exigent des dommages pour le préjudice subi lors des récentes émeutes.

Autour de 13h30 hier, alors que les mototaximen se faisaient plus menaçants, un responsable de la police a confié au Jour que « la hiérarchie a instruit une stricte neutralité, la retenue et le dialogue avec les manifestants ». Les gendarmes ont également affirmé que « l’utilisation de la force ne peut intervenir qu’en dernier ressort ». Les autorités administratives de Douala pourraient reconsidérer leur position sur la crise en cours, à en croire un membre du cabinet du gouverneur de la région du Littoral, Faï Yengo Francis.

Denis Nkwebo
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