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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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EYOUM EYOUM a écrit le 6 janvier 2012 à 19h17
La réaction n’était-elle pas disproportionnée ?

Nous le déplorons, mais c’est courant. Les enfants de Deïdo n’ont aucun intérêt à envenimer la situation, et je leur ai demandé de se calmer. Personne ne gagne quoi que ce soit à ce qu’il y ait un affrontement. Nous savons que tous les conducteurs de mototaxis ne sont pas des bandits. C’est un problème entre les Deïdo et des brigands, qui n’ont pas hésité à assassiner un enfant. Les autres se sont sentis touchés par cette mort de leur enfant. Les conducteurs de mototaxis doivent comprendre une chose : tant qu’ils admettent parmi eux des gens de moralité douteuse, des brigands, ils mettent en jeu leur renommée. Nous voulons nous sentir en sécurité à Deïdo. Nous pouvons assurer notre propre sécurité, mais nous demandons à l’Etat d’assurer la sécurité des citoyens à Deïdo. Nous demandons la paix et la sécurité.


Ce mouvement ne cache-t-il pas une quelconque revendication ?

Ces émeutes ne sont l’objet d’aucune revendication. Si cela en était une, nous ne devrions pas attendre qu’il y ait mort d’homme pour qu’on revendique. Nous savons revendiquer, et il est possible que nous en ayons. Mais nous n’allons pas créer des violences, qui ne viennent d’ailleurs pas des Deïdo. Les Deïdo ont réagi émotionnellement. Les violences ont commencé avec des assassinats. Les violences se sont arrêtées quand on a demandé aux gens de se calmer. Les Deïdo ne sont pas sortis de leur territoire pour aller chercher des problèmes.

Propos recueillis par Blaise Djouokep
Merci de patienter...
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