Essaka Ekwala (sur les emeutes de Douala): Ce n’est pas un problème entre Deïdo et Bamilékés
Mutations
YAOUNDE - 05 JAN. 2012
© Blaise Djouokep | Mutations
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Le chef supérieur explique les origines des émeutes, et appelle au calme
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Depuis 05 jours, la ville de Douala est paralysée par des émeutes qui touchent particulièrement le canton Deïdo. Comment a évolué cet affrontement ?
Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2011, un jeune du canton Deïdo, qui sortait d’une boite de nuit, a été assassiné devant son domicile par le motocycliste qui le transportait. Ce qui a entraîné une réaction des jeunes de Deïdo, qui ont voulu en découdre avec les motocyclistes qui entraient dans le quartier. D’abord, il est déplorable que l’on puisse en arriver là . Ces événements sont dramatiques, parce qu’arracher la vie d’un homme n’est pas juste. Et les populations de Deïdo ont voulu en découdre avec les conducteurs de mototaxis.
Fort heureusement, le chef Deïdo et les autorités administratives ont rétabli l’ordre dans la journée du 31 décembre. Tout sera calme jusqu’au 1er janvier 2012. C’est le 02 janvier que la tension va de nouveau monter avec un autre événement. Il semblerait que l’on a agressé une dame et qu’on a arraché son sac. Ce qui a entraîné une autre réaction des enfants de Deïdo, qui ont dit : trop c’est trop. Et les choses vont s’empirer, avec l’affrontement entre les jeunes de Deïdo et les conducteurs de mototaxis.
Les manifestants, dans les deux camps, parlent d’un affrontement entre Deido et Bamilékés…
Il n’y a jamais eu, et il n’aura jamais d’affrontement entre les Deïdo et une quelconque ethnie, ici à Douala, parce que ce sont nos parents qui ont accepté et accueilli ces ethnies qui occupent une grande partie de notre territoire. Bien qu’ils l’occupent, ce territoire est le nôtre. Mais personne n’est jamais allé débusquer qui que ce soit pour lui dire de partir. Il ne saurait y avoir un quelconque affrontement entre les habitants de Deïdo et les mototaxis, puisque des enfants de Deïdo pratiquent cette activité. Ce n’est pas non plus un problème entre Deïdo et Bamilékés. Et je demande que le calme revienne. Ce n’est pas la première fois qu’à Douala, une personne est assassinée ou qu’un moto-taximan s’attaque à son client.
La réaction n’était-elle pas disproportionnée ?
Nous le déplorons, mais c’est courant. Les enfants de Deïdo n’ont aucun intérêt à envenimer la situation, et je leur ai demandé de se calmer. Personne n
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YAOUNDE - 05 JAN. 2012
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Le chef supérieur explique les origines des émeutes, et appelle au calme
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Depuis 05 jours, la ville de Douala est paralysée par des émeutes qui touchent particulièrement le canton Deïdo. Comment a évolué cet affrontement ?
Dans la nuit du 30 au 31 décembre 2011, un jeune du canton Deïdo, qui sortait d’une boite de nuit, a été assassiné devant son domicile par le motocycliste qui le transportait. Ce qui a entraîné une réaction des jeunes de Deïdo, qui ont voulu en découdre avec les motocyclistes qui entraient dans le quartier. D’abord, il est déplorable que l’on puisse en arriver là . Ces événements sont dramatiques, parce qu’arracher la vie d’un homme n’est pas juste. Et les populations de Deïdo ont voulu en découdre avec les conducteurs de mototaxis.
Fort heureusement, le chef Deïdo et les autorités administratives ont rétabli l’ordre dans la journée du 31 décembre. Tout sera calme jusqu’au 1er janvier 2012. C’est le 02 janvier que la tension va de nouveau monter avec un autre événement. Il semblerait que l’on a agressé une dame et qu’on a arraché son sac. Ce qui a entraîné une autre réaction des enfants de Deïdo, qui ont dit : trop c’est trop. Et les choses vont s’empirer, avec l’affrontement entre les jeunes de Deïdo et les conducteurs de mototaxis.
Les manifestants, dans les deux camps, parlent d’un affrontement entre Deido et Bamilékés…
Il n’y a jamais eu, et il n’aura jamais d’affrontement entre les Deïdo et une quelconque ethnie, ici à Douala, parce que ce sont nos parents qui ont accepté et accueilli ces ethnies qui occupent une grande partie de notre territoire. Bien qu’ils l’occupent, ce territoire est le nôtre. Mais personne n’est jamais allé débusquer qui que ce soit pour lui dire de partir. Il ne saurait y avoir un quelconque affrontement entre les habitants de Deïdo et les mototaxis, puisque des enfants de Deïdo pratiquent cette activité. Ce n’est pas non plus un problème entre Deïdo et Bamilékés. Et je demande que le calme revienne. Ce n’est pas la première fois qu’à Douala, une personne est assassinée ou qu’un moto-taximan s’attaque à son client.
La réaction n’était-elle pas disproportionnée ?
Nous le déplorons, mais c’est courant. Les enfants de Deïdo n’ont aucun intérêt à envenimer la situation, et je leur ai demandé de se calmer. Personne n

