Dans le paysage sportif de notre pays, le service public s’incarne à minima, dans l’existence de fonctionnaires mis à la disposition des fédérations sportives. Les professeurs d’EPS et de nombreux autres administrateurs, sont des fonctionnaires dont la présence dans les fédérations, devrait symboliser un avantage majeur dans le cadre d’un réel partenariat prenant en compte la responsabilité régalienne de l’Etat dans une jeune nation. La spécificité doit s'exprimer dans le partage des missions de service public, entre d’une part, un Ministère des Sports et de l’Education Physique, et d’autre part le mouvement sportif en général, dont le football demeure le port par excellence. Nous constatons jusqu’ici, que seul l’Etat a pu investir pour doter notre pays de certaines infrastructures sportives dont nous déplorons la vétusté. Sous d’autres cieux, et notamment dans la plupart des pays d’occident et d’ailleurs, l’Etat demeure présent aux côtés des fédérations sportives dans un schéma de fonctionnement exemplaire, qui exclut toute idée de concurrence, mais instaure le cadre d’un partenariat qui se construit avec une bonne partie des moyens publics, sur les missions de service public et pour la satisfaction du public.
L’Etat ayant encore largement la main en matière de financement, il n'apparaît de ce point de vue pas illégitime que la puissance publique puisse continuer à imposer son contrôle sur l’orientation des pratiques qu’elle finance très majoritairement. Des décennies de balbutiements, et de graves malversations dont se rendent coupables nos dirigeants sportifs, aux dépends de notre vaillante jeunesse sportive, nous démontrent aujourd’hui que la morale sportive n’est absolument pas inscrite dans la nature humaine. Sans contrôles publics, des mesures favorables au développement du sport pour tous, peuvent facilement être détournées par ceux qui en ont la charge. L’expérience conflictuelle des grandes nations de sports nous démontre également que les textes de la Fifa, affirmant l’indépendance des fédérations nationales, constitue un frein supplémentaire au développement de l’activité sportive de la plupart des nations africaines.
L’Etat ayant encore largement la main en matière de financement, il n'apparaît de ce point de vue pas illégitime que la puissance publique puisse continuer à imposer son contrôle sur l’orientation des pratiques qu’elle finance très majoritairement. Des décennies de balbutiements, et de graves malversations dont se rendent coupables nos dirigeants sportifs, aux dépends de notre vaillante jeunesse sportive, nous démontrent aujourd’hui que la morale sportive n’est absolument pas inscrite dans la nature humaine. Sans contrôles publics, des mesures favorables au développement du sport pour tous, peuvent facilement être détournées par ceux qui en ont la charge. L’expérience conflictuelle des grandes nations de sports nous démontre également que les textes de la Fifa, affirmant l’indépendance des fédérations nationales, constitue un frein supplémentaire au développement de l’activité sportive de la plupart des nations africaines.

