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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Menoua Menoua a écrit le 2 décembre 2011 à 8h17
Afrik.com : Quels sont les principales difficultés que rencontre le FCFA ?
Sanou Mbaye : Le FCFA rencontre deux difficultés majeures. Premièrement, le FCFA a le taux de change le plus élevé au monde. De plus, ce taux de change est fixe, alors que tous les autres pays cherchent à avoir un taux de change fluctuant. Comment voulez-vous que les pays qui ont adopté le FCFA soient compétitifs ? Avec un tel système, ils ne pourront jamais l’être ! Ce taux de change élevé permet aux entreprises françaises tels que Bouygues, Société générale, BNP Paribas, Bolloré, d’éviter toute dépréciation de leur gain. Le deuxième grand problème du FCFA, c’est le fait qu’il soit convertible. C’est-à-dire qu’il est librement convertible sans contrôle du taux de change. La convertibilité d’une monnaie est faite pour les pays développés. Il n’est pas acceptable que les pays sous-développés aient une monnaie convertible ! C’est contraire à toutes les règles économiques ! Les monnaies des BRICS ne sont pas convertibles. La convertibilité du FCFA, qui perdure depuis les indépendances, permet aussi aux élus de s’adonner librement à la corruption sans être inquiétés. Partout en Afrique, il y a un renouveau économique, notamment dans l’Est du continent, sauf dans la zone franc.

Afrik.com : Quels sont les enjeux d’une monnaie convertible ?
Sanou Mbaye : Lorsqu’une monnaie est convertible, le flux des capitaux n’est pas contrôlé. Cela veut dire que les entreprises présentes dans la zone franc sont libres de transférer leurs capitaux où bon leur semble. Donc, leurs bénéfices ne profitent pas aux pays dans lesquels ils sont implantés, puisqu’ils transfèrent une grande partie de cet argent ailleurs. L’argent qui sort des pays de la zone franc est supérieur à l’argent qui y rentre. D’ailleurs, ces entreprises font plus de bénéfices dans les pays de la zone franc que dans leur propre pays. Regardez la Société générale, ou BNP Paribas, toutes ces sociétés sont à terre avec la crise économique. Mais elles continuent à réaliser des bénéfices considérables en Afrique. C’est un calcul économique très simple. C’est comme si le prix de ce que vous vendez est inférieur à ce que vous achetez. Dans un pays comme le Sénégal, ce sont les banques étrangères qui financent les importations. Elles accordent ainsi à l’Etat sénégalais des crédits à court terme, remboursables dans un délai de trois mois, avec des taux d’intérêts très élevés. Le Sénégal importe tout son riz, le charbon et même le pétrole. Ce qui est inacceptable ! Car le pays peut accéder à
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