@une interview d'un économiste africain qui passe en revu tous les manquement du fcfa et sur la rumeur de devaluation:
Afrik.com : Pouvez-vous confirmer la rumeur qui circule concernant une nouvelle dévaluation du Franc CFA (FCFA) ?
Sanou Mbaye : Pour le moment, je ne suis pas en mesure de confirmer une telle rumeur. Mais il n’est pas impossible que le FCFA qui a déjà été dévalué en 1994 le soit à nouveau. Les économies des pays de la zone FCFA sont à la traîne et sont confrontées à de terribles difficultés. Actuellement, rien ne justifie une nouvelle dévaluation. La dévaluation peut être bénéfique à condition d’avoir une base industrielle solide. Il faut également pouvoir exporter suffisamment et réduire ses taux d’importations. Les pays de la zone franc ne répondent à aucune de ces conditions. Le FCFA ne profite pas aux économies africaines ni aux populations locales. Ces dernières n’ont d’ailleurs pas accès au crédit bancaire, les banques estimant qu’elles ne détiennent pas suffisamment de garanties pour rembourser leurs emprunts. C’est en réalité la France qui tire bénéfice du FCFA. Et chaque fois qu’elle est en difficulté, notamment en période de crise économique, elle tente de tirer au maximum profit du FCFA. Dévaluer le FCFA lui permettrait ainsi de mieux résister à la crise.
Afrik.com : Quels seraient les conséquences d’une nouvelle dévaluation du FCFA ?
Sanou Mbaye : Les conséquences seraient catastrophiques ! Une telle mesure pourrait créer une implosion dans la zone franc, tant les conditions de vies des populations se détérioreraient. La dévaluation d’une monnaie est censée favoriser les exportations pour développer la compétitivité d’un pays. Mais elle n’est positive que si le pays a une productivité élevée. Les pays de la zone franc ne pourront pas faire face à une nouvelle dévaluation car ils n’ont rien d’autres à exporter que des matières premières et ne seront pas en mesure de réduire leurs importations. Ils risquent ainsi de connaître un déséquilibre commercial (importations supérieures aux exportations). D’autant plus que les pays de la zone franc n’ont pas développé les échanges commerciaux entre eux. Ils ne représentent que 3 à 10%. Or, une union monétaire ne va pas sans une union politique. L’intégration d’une monnaie unique doit reposer sur une union douanière qui doit permettre la libre circulation des biens, services, marchandises et capitaux. Ensuite, il faut créer un marché commun pour favoriser l’union politique.
Afrik.com : Quels sont les principales difficultés q
Afrik.com : Pouvez-vous confirmer la rumeur qui circule concernant une nouvelle dévaluation du Franc CFA (FCFA) ?
Sanou Mbaye : Pour le moment, je ne suis pas en mesure de confirmer une telle rumeur. Mais il n’est pas impossible que le FCFA qui a déjà été dévalué en 1994 le soit à nouveau. Les économies des pays de la zone FCFA sont à la traîne et sont confrontées à de terribles difficultés. Actuellement, rien ne justifie une nouvelle dévaluation. La dévaluation peut être bénéfique à condition d’avoir une base industrielle solide. Il faut également pouvoir exporter suffisamment et réduire ses taux d’importations. Les pays de la zone franc ne répondent à aucune de ces conditions. Le FCFA ne profite pas aux économies africaines ni aux populations locales. Ces dernières n’ont d’ailleurs pas accès au crédit bancaire, les banques estimant qu’elles ne détiennent pas suffisamment de garanties pour rembourser leurs emprunts. C’est en réalité la France qui tire bénéfice du FCFA. Et chaque fois qu’elle est en difficulté, notamment en période de crise économique, elle tente de tirer au maximum profit du FCFA. Dévaluer le FCFA lui permettrait ainsi de mieux résister à la crise.
Afrik.com : Quels seraient les conséquences d’une nouvelle dévaluation du FCFA ?
Sanou Mbaye : Les conséquences seraient catastrophiques ! Une telle mesure pourrait créer une implosion dans la zone franc, tant les conditions de vies des populations se détérioreraient. La dévaluation d’une monnaie est censée favoriser les exportations pour développer la compétitivité d’un pays. Mais elle n’est positive que si le pays a une productivité élevée. Les pays de la zone franc ne pourront pas faire face à une nouvelle dévaluation car ils n’ont rien d’autres à exporter que des matières premières et ne seront pas en mesure de réduire leurs importations. Ils risquent ainsi de connaître un déséquilibre commercial (importations supérieures aux exportations). D’autant plus que les pays de la zone franc n’ont pas développé les échanges commerciaux entre eux. Ils ne représentent que 3 à 10%. Or, une union monétaire ne va pas sans une union politique. L’intégration d’une monnaie unique doit reposer sur une union douanière qui doit permettre la libre circulation des biens, services, marchandises et capitaux. Ensuite, il faut créer un marché commun pour favoriser l’union politique.
Afrik.com : Quels sont les principales difficultés q

