Yaoundé II : Votes multiples au menu
Des électeurs de la Briqueterie ont exercé leur devoir citoyen à plusieurs reprises.
«J’ai voté dans 14 bureaux et j’ai eu 28000Fcfa, il ne me reste plus que Mokolo, pour avoir un chiffre rond», explique tout joyeusement en fin d’après midi, Yérima la vingtaine, électeur au bureau de vote de la grande mosquée au quartier Briqueterie. Quelques heures avant, une situation se déclare. Dans le bureau de vote «c» de la grande mosquée, les éclats de voix se font entendre.
Pour cause, Mumbari, représentant du Sdf, a reconnu un jeune homme ayant déjà voté et a exigé sa carte d’identité nationale. N’en possédant pas, il est mis dehors. Mumbari est par la suite menacé par la population, et se retire de la salle, «ne pouvant supportée le désordre organisé». En effet, une dame nommée Aïcha donnait des cartes d’électeurs aux jeunes flânant dans la cour, en échange d’argent.
Vers 14h, d’autres éclats de voix se font entendre, et cette fois, c’est au bureau de vote, de l’école franco «B». Marseille Onana, président du bureau, demande à l’un des jeunes venus voter de s’identifier. «Je lui ai demandé sa CNI, car il me paraissait suspect. Mais il ne l’avait pas.», déclare-t-il. Jean Flaubert Pangou, représentant Sdf, s’emporte et veut fermer le bureau de vote. Il est alors brutalisé. «C’est catastrophique. On ne sait plus où l’on en est. On me menace de mort parce que je veux faire appliquer la loi. Dans les bureaux de vote à Mbankolo, à Mokolo et à Ekoudou les jeunes votent plusieurs fois avec des cartes qui ne les appartiennent pas», déclare-t-il.
--->suite
Des électeurs de la Briqueterie ont exercé leur devoir citoyen à plusieurs reprises.
«J’ai voté dans 14 bureaux et j’ai eu 28000Fcfa, il ne me reste plus que Mokolo, pour avoir un chiffre rond», explique tout joyeusement en fin d’après midi, Yérima la vingtaine, électeur au bureau de vote de la grande mosquée au quartier Briqueterie. Quelques heures avant, une situation se déclare. Dans le bureau de vote «c» de la grande mosquée, les éclats de voix se font entendre.
Pour cause, Mumbari, représentant du Sdf, a reconnu un jeune homme ayant déjà voté et a exigé sa carte d’identité nationale. N’en possédant pas, il est mis dehors. Mumbari est par la suite menacé par la population, et se retire de la salle, «ne pouvant supportée le désordre organisé». En effet, une dame nommée Aïcha donnait des cartes d’électeurs aux jeunes flânant dans la cour, en échange d’argent.
Vers 14h, d’autres éclats de voix se font entendre, et cette fois, c’est au bureau de vote, de l’école franco «B». Marseille Onana, président du bureau, demande à l’un des jeunes venus voter de s’identifier. «Je lui ai demandé sa CNI, car il me paraissait suspect. Mais il ne l’avait pas.», déclare-t-il. Jean Flaubert Pangou, représentant Sdf, s’emporte et veut fermer le bureau de vote. Il est alors brutalisé. «C’est catastrophique. On ne sait plus où l’on en est. On me menace de mort parce que je veux faire appliquer la loi. Dans les bureaux de vote à Mbankolo, à Mokolo et à Ekoudou les jeunes votent plusieurs fois avec des cartes qui ne les appartiennent pas», déclare-t-il.
--->suite

