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Scrutin pour rien au Cameroun
Par Vincent Hugeux, publié le 08/10/2011 à 09:00, mis à jour à 13:00
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La réélection ce dimanche 9 octobre du sortant Paul Biya est acquise
REUTERS/Finbarr O'Reilly
La réélection ce dimanche 9 octobre du sortant Paul Biya est acquise. En revanche, la mue démocratique du pays des "Lions indomptables" se fait attendre.
L'immobilisme qui tétanise le Cameroun depuis des lustres a toujours été navrant. Il est devenu, en ces temps de bourrasques démocratiques, anachronique. Pas une once de suspense: le président sortant Paul Biya, 78 ans dont 29 aux commandes de ce colosse assoupi et languissant d'Afrique centrale, sera réélu demain dimanche à la faveur d'un scrutin rituel à un seul tour -on n'est jamais trop prudent. Au terme d'une campagne mollassonne, sept millions d'électeurs sont appelés mezza voce à départager 23 candidats. Ou plus exactement à établir le palmarès des faire-valoir du vainqueur.
Simulacre pour un sacre
Le mutique successeur d'Ahmadou Ahidjo, dont il fut le Premier ministre de 1975 à 1982, a su, au fil des décennies, ériger l'inertie et l'apathie en mode de gouvernement. Il administre en intraveineuse à son pays un puissant sédatif, cocktail de clientélisme, de corruption et de répression, relevé d'une pincée d'ethno-régionalisme et d'une bonne dose de mensonge. Pour preuve: l'omerta qui pèse sur la piteuse élimination du Onze national de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football. Les autorités, la "Fédé" et les médias officiels feignent de croire qu'un "repêchage" miraculeux peut encore sauver du naufrage les "Lions indomptables", mathématiquement hors course... Dérisoire, mais symptomatique.
"Une nouvelle mascarade électorale se prépare", note dans un implacable mémo l'association Survie. De fait, Biya ressemble à s'y méprendre au conservateur en chef d'un musée sub-saharien du dévoiement élect
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La réélection ce dimanche 9 octobre du sortant Paul Biya est acquise. En revanche, la mue démocratique du pays des "Lions indomptables" se fait attendre.
L'immobilisme qui tétanise le Cameroun depuis des lustres a toujours été navrant. Il est devenu, en ces temps de bourrasques démocratiques, anachronique. Pas une once de suspense: le président sortant Paul Biya, 78 ans dont 29 aux commandes de ce colosse assoupi et languissant d'Afrique centrale, sera réélu demain dimanche à la faveur d'un scrutin rituel à un seul tour -on n'est jamais trop prudent. Au terme d'une campagne mollassonne, sept millions d'électeurs sont appelés mezza voce à départager 23 candidats. Ou plus exactement à établir le palmarès des faire-valoir du vainqueur.
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Le mutique successeur d'Ahmadou Ahidjo, dont il fut le Premier ministre de 1975 à 1982, a su, au fil des décennies, ériger l'inertie et l'apathie en mode de gouvernement. Il administre en intraveineuse à son pays un puissant sédatif, cocktail de clientélisme, de corruption et de répression, relevé d'une pincée d'ethno-régionalisme et d'une bonne dose de mensonge. Pour preuve: l'omerta qui pèse sur la piteuse élimination du Onze national de la prochaine Coupe d'Afrique des Nations de football. Les autorités, la "Fédé" et les médias officiels feignent de croire qu'un "repêchage" miraculeux peut encore sauver du naufrage les "Lions indomptables", mathématiquement hors course... Dérisoire, mais symptomatique.
"Une nouvelle mascarade électorale se prépare", note dans un implacable mémo l'association Survie. De fait, Biya ressemble à s'y méprendre au conservateur en chef d'un musée sub-saharien du dévoiement élect

