L.P. : Parlons du match au Caire. Comment vous vous êtes arrangés pour perdre le match par trois à zéro.
S.Z. : SI vous regardez bien la cassette du match, et qu’on la visionne dans d’autres circonstances, dix ou vingt fois, on s’aperçoit qu’on ne devait pas le perdre. D’abord, on a survolé le match. On a eu plusieurs handicaps. Vous savez, quand je suis arrivé au Caire avec l’Africa Sports, ce jour-là , les dirigeants de l’Arab Contractors nous avaient bien accueillis. Mais, ils nous avaient mis dans un hôtel impossible. C’était mes premiers grands débuts en Coupe d’Afrique, où j’ai pour principe, quand je vais dans une ville, de changer d’hôtel. Pour que l’Africa soit dans des conditions exceptionnelles. Donc, j’ai dit aux Egyptiens : « gardez votre hôtel. Nous n’avons pas de supporters pour occuper nos chambres. Mais moi, avec l’Africa Sports, je déménage. Et nous sommes partis nous retrouver dans une Palace du Caire, qui était l’équivalent de l’hôtel Ivoire d’Abidjan à l’époque. C’est là que j’ai commis ma plus grande erreur, avec vous les journalistes. Le journaliste qui était présent là -bas notamment notre confrère Boubacar Kanté, je lui ai dit « non, ce n’est pas la peine de vous déplacer. Venez vivre avec nous à l’hôtel, puisque vous venez partager l’aventure avec nous ». Je ne savais pas qu’à cet instant, je venais de creuser ma propre tombe. Paix à son âme. Pendant cette période, nous sommes restés en froid, à cause de cette histoire du Caire. Mais après, le temps est passé. Nous sommes redevenus des frères. Et j’ai été l’une des rares personnes à l’avoir vu à la veille de sa mort. Il était venu prendre congé de moi quand il allait en Guinée. J’ai respecté l’homme, parce que, pour moi, c’était un grand journaliste. C’était un géant. J’ai encore des cassettes de ses commentaires de match que j’écoute quelque fois. C’était un grand. Mais il y a eu cette période du Caire, où pendant que je préparais le match avec mon équipe, il a négocié le transfert de Bell à Arab Contractors. Et je ne le savais pas. Donc, le jour du match, au moment où Antoine Bell jouait avec l’Africa, il avait déjà signé le contrat avec Arab contractors. Vous comprenez pourquoi il prend les deux premiers buts d’école dans la première demi-heure. C’est à partir de là qu’on a parlé de « trahison ». Et là , j’en ai beaucoup souffert. J’avais tellement si bien organisé ce match…
S.Z. : SI vous regardez bien la cassette du match, et qu’on la visionne dans d’autres circonstances, dix ou vingt fois, on s’aperçoit qu’on ne devait pas le perdre. D’abord, on a survolé le match. On a eu plusieurs handicaps. Vous savez, quand je suis arrivé au Caire avec l’Africa Sports, ce jour-là , les dirigeants de l’Arab Contractors nous avaient bien accueillis. Mais, ils nous avaient mis dans un hôtel impossible. C’était mes premiers grands débuts en Coupe d’Afrique, où j’ai pour principe, quand je vais dans une ville, de changer d’hôtel. Pour que l’Africa soit dans des conditions exceptionnelles. Donc, j’ai dit aux Egyptiens : « gardez votre hôtel. Nous n’avons pas de supporters pour occuper nos chambres. Mais moi, avec l’Africa Sports, je déménage. Et nous sommes partis nous retrouver dans une Palace du Caire, qui était l’équivalent de l’hôtel Ivoire d’Abidjan à l’époque. C’est là que j’ai commis ma plus grande erreur, avec vous les journalistes. Le journaliste qui était présent là -bas notamment notre confrère Boubacar Kanté, je lui ai dit « non, ce n’est pas la peine de vous déplacer. Venez vivre avec nous à l’hôtel, puisque vous venez partager l’aventure avec nous ». Je ne savais pas qu’à cet instant, je venais de creuser ma propre tombe. Paix à son âme. Pendant cette période, nous sommes restés en froid, à cause de cette histoire du Caire. Mais après, le temps est passé. Nous sommes redevenus des frères. Et j’ai été l’une des rares personnes à l’avoir vu à la veille de sa mort. Il était venu prendre congé de moi quand il allait en Guinée. J’ai respecté l’homme, parce que, pour moi, c’était un grand journaliste. C’était un géant. J’ai encore des cassettes de ses commentaires de match que j’écoute quelque fois. C’était un grand. Mais il y a eu cette période du Caire, où pendant que je préparais le match avec mon équipe, il a négocié le transfert de Bell à Arab Contractors. Et je ne le savais pas. Donc, le jour du match, au moment où Antoine Bell jouait avec l’Africa, il avait déjà signé le contrat avec Arab contractors. Vous comprenez pourquoi il prend les deux premiers buts d’école dans la première demi-heure. C’est à partir de là qu’on a parlé de « trahison ». Et là , j’en ai beaucoup souffert. J’avais tellement si bien organisé ce match…

