Anicet Ekane, candidat à la présidentielle: "La plupart des dirigeants pense ainsi"
Les confidences d’Amadou Ali ne me surprennent guère, dans la mesure où ce dernier partage la même grille de lecture politique avec la plupart des élites ethno-tribalistes et régionalistes du Cameroun. Bien sûr, il y a une levée de bouclier aujourd’hui, alors que ces hommes et femmes pourris et corrompus, du pouvoir comme de l’opposition, pensent pareillement. Ils lisent la politique au Cameroun comme le colonisateur français le faisait. C’est ainsi qu’il faut comprendre le concept de «politik na njangui» de l’ancien premier ministre, Achidi Achu. Les élites bamilékés demandent aux populations de l’Ouest de voter le Rdpc si elles veulent bénéficier des faveurs du régime. Lorsque Pierre Flambeau Ngayap avait été porté au poste de secrétaire général de l’Undp, Shanda Tomne avait affirmé dans une tribune parue dans le quotidien Le Messager que M. Bello Bouba avait fait le bon choix, celui du nombre et de l’argent. John Fru Ndi avait affirmé explicitement qu’un Bamiléké ne pouvait pas être le secrétaire général du Sdf. il y a une élite qui caporalise les populations par des pressions religieuses, par la corruption et par le contrôle du jeu politique. Or cette population n’adhère pas. Le régime actuel tient grâce aux alliances tacites, mafieuses entre les différentes élites tribalistes et villageoises qui se partagent les richesses de la nation.
Le fait que la politique se fasse dans les arrière-boutiques, selon des critères tribalo-régionalistes, montre bien que le pays est engagé dans un cercle vicieux. Ce ne sont ni les idées, ni les valeurs, ni les démarches politico-idéologiques qui priment. On semble nous faire croire que la situation actuelle est inéluctable et irréversible. Or il y a l’expérience historique de l’Union des populations du Cameroun (Upc) jusqu'à son écrasement par les armées française et camerounaise. Au lendemain de sa création, l’Upc avait ainsi obtenu un soutien massif sur l’ensemble du territoire. La preuve que le comportement et l’adhésion des Camerounais peuvent s’opérer sur la base des idées et des valeurs de démocratie et de liberté.
Les confidences d’Amadou Ali ne me surprennent guère, dans la mesure où ce dernier partage la même grille de lecture politique avec la plupart des élites ethno-tribalistes et régionalistes du Cameroun. Bien sûr, il y a une levée de bouclier aujourd’hui, alors que ces hommes et femmes pourris et corrompus, du pouvoir comme de l’opposition, pensent pareillement. Ils lisent la politique au Cameroun comme le colonisateur français le faisait. C’est ainsi qu’il faut comprendre le concept de «politik na njangui» de l’ancien premier ministre, Achidi Achu. Les élites bamilékés demandent aux populations de l’Ouest de voter le Rdpc si elles veulent bénéficier des faveurs du régime. Lorsque Pierre Flambeau Ngayap avait été porté au poste de secrétaire général de l’Undp, Shanda Tomne avait affirmé dans une tribune parue dans le quotidien Le Messager que M. Bello Bouba avait fait le bon choix, celui du nombre et de l’argent. John Fru Ndi avait affirmé explicitement qu’un Bamiléké ne pouvait pas être le secrétaire général du Sdf. il y a une élite qui caporalise les populations par des pressions religieuses, par la corruption et par le contrôle du jeu politique. Or cette population n’adhère pas. Le régime actuel tient grâce aux alliances tacites, mafieuses entre les différentes élites tribalistes et villageoises qui se partagent les richesses de la nation.
Le fait que la politique se fasse dans les arrière-boutiques, selon des critères tribalo-régionalistes, montre bien que le pays est engagé dans un cercle vicieux. Ce ne sont ni les idées, ni les valeurs, ni les démarches politico-idéologiques qui priment. On semble nous faire croire que la situation actuelle est inéluctable et irréversible. Or il y a l’expérience historique de l’Union des populations du Cameroun (Upc) jusqu'à son écrasement par les armées française et camerounaise. Au lendemain de sa création, l’Upc avait ainsi obtenu un soutien massif sur l’ensemble du territoire. La preuve que le comportement et l’adhésion des Camerounais peuvent s’opérer sur la base des idées et des valeurs de démocratie et de liberté.

