«Toi là , tu te crois trop hein.»
Traduisez: vous n’êtes qu’un fanfaron, un frimeur qui se prend pour un Wat, alors que vous êtes un Kamer (Camerounais ou d’origine camerounaise) comme lui. De la même façon, il aurait pu vous dire aussi que «vous aimez entendre» (c’est pareil que «se croire trop»). Tout ceci en pensant vous avoir «terminé», c’est-à -dire bien remis à votre place.
Mais comme vous êtes «une ampoule grillée qui ne craint pas le court-circuit», vous vous sentez prêt à affronter n’importe quelle situation et votre séjour au Cameroun peut se poursuivre.
Parce que, de toutes les façons, «ce n’est pas ça qu’on mange». En gros, vous vous en foutez. Vous apprendrez très vite aussi que vous auriez pu répondre au chauffeur de taxi en colère: «Je ne donne pas le lait». Cette expression est d’ailleurs l’une des plus utilisée ces dernières années.
Comme dans tous les cas, «votre estomac lance des insultes» (vous commencez à avoir faim), vous allez assez rapidement «quitter derrière les problèmes» (éviter la dispute) et aller vous détendre à l’hôtel.
Avant de passer des coups de fil à de vieilles connaissances avec lesquelles, immanquablement, vous irez «commander un oiseau» (manger du poulet) dans un «circuit» ou «chantier», ce qu’on appelle aussi «maquis» en Côte d’Ivoire; ces restaurants souvent clandestins tenus par des particuliers.
Les retrouvailles avec ces amis camerounais peuvent d’ailleurs être tout un poème:
— Oh! Mon joueur, c’est comment?, vous entendrez-vous dire en criant. «C’est comment» est systématiquement utilisé en guise de salutation, et «mon joueur» signifie que la personne a de l’estime pour vous ou quelque attente; la flatterie n’est jamais loin.
— Je suis là !, pourriez-vous répondre, feignant de ne pas vous porter si bien que ça. Sait-on jamais, des fois qu’on penserait que vous êtes effectivement «en haut».
— Laisse-nous ça! Nous ici, le dehors est dur. En gros, personne ne vous croit et vous ne pouvez pas être plus fauché que les gens là -bas. Forcément, puisque vous êtes un mbènguiste.
Traduisez: vous n’êtes qu’un fanfaron, un frimeur qui se prend pour un Wat, alors que vous êtes un Kamer (Camerounais ou d’origine camerounaise) comme lui. De la même façon, il aurait pu vous dire aussi que «vous aimez entendre» (c’est pareil que «se croire trop»). Tout ceci en pensant vous avoir «terminé», c’est-à -dire bien remis à votre place.
Mais comme vous êtes «une ampoule grillée qui ne craint pas le court-circuit», vous vous sentez prêt à affronter n’importe quelle situation et votre séjour au Cameroun peut se poursuivre.
Parce que, de toutes les façons, «ce n’est pas ça qu’on mange». En gros, vous vous en foutez. Vous apprendrez très vite aussi que vous auriez pu répondre au chauffeur de taxi en colère: «Je ne donne pas le lait». Cette expression est d’ailleurs l’une des plus utilisée ces dernières années.
Comme dans tous les cas, «votre estomac lance des insultes» (vous commencez à avoir faim), vous allez assez rapidement «quitter derrière les problèmes» (éviter la dispute) et aller vous détendre à l’hôtel.
Avant de passer des coups de fil à de vieilles connaissances avec lesquelles, immanquablement, vous irez «commander un oiseau» (manger du poulet) dans un «circuit» ou «chantier», ce qu’on appelle aussi «maquis» en Côte d’Ivoire; ces restaurants souvent clandestins tenus par des particuliers.
Les retrouvailles avec ces amis camerounais peuvent d’ailleurs être tout un poème:
— Oh! Mon joueur, c’est comment?, vous entendrez-vous dire en criant. «C’est comment» est systématiquement utilisé en guise de salutation, et «mon joueur» signifie que la personne a de l’estime pour vous ou quelque attente; la flatterie n’est jamais loin.
— Je suis là !, pourriez-vous répondre, feignant de ne pas vous porter si bien que ça. Sait-on jamais, des fois qu’on penserait que vous êtes effectivement «en haut».
— Laisse-nous ça! Nous ici, le dehors est dur. En gros, personne ne vous croit et vous ne pouvez pas être plus fauché que les gens là -bas. Forcément, puisque vous êtes un mbènguiste.

