«Est-ce que je parle avec l’eau dans la bouche?», répondra la policière, avachie derrière son comptoir. Une manière de dire qu’elle ne le répétera pas deux fois. Mais en de pareilles négociations ardues, ne vous tapez pas le corps (ne vous tracassez pas): «Le Cameroun, c’est le Cameroun», rien ne s’y fait comme ailleurs et vous finirez bien par vous entendre.
De fait, au bout d’une bonne grosse heure, lasse de vous voir sous son nez, elle finira par vous lâcher:
«On fait comment alors? Parle bien!»
Cette question et cette injonction ne veulent dire ni que votre interlocuteur ne sait pas quoi faire ni que vous vous exprimez mal. «Bien parler» au Cameroun signifie tout simplement que votre interlocuteur vous demande un bakchich.
Et de manière générale, lorsque vous arrivez de Mbèng, tout le monde considère que vous êtes «en haut», c’est-à -dire que vous êtes une personne comblée, heureuse et sans aucun souci matériel. On peut aussi pensez que vous êtes «lourd». N’y voyez rien d’insultant ni de péjoratif. C’est que pour les Camerounais, quand on vit chez les Wat (les blancs), on a forcément beaucoup d’argent.
Ce malentendu peut d’ailleurs vite vous faire passer pour un Bamenda —du nom de cette ville du Nord-Ouest anglophone dont les ressortissants, réputés pour leur naïveté, se font souvent avoir par les autres Camerounais. Vous pouvez même être pris pour un gibier, c’est-à -dire vous faire «frapper» (ou fey, c’est la même chose), par un chauffeur de taxi qui cherchera à vous escroquer en vous faisant payer le double ou le triple d’une course de l’aéroport pour le centre-ville, qui ne coûte pourtant en moyenne que 5.000 francs CFA (7,62 euros).
Après avoir compris que vous n’êtes pas un mboutoukou, en gros qu’on ne vous la fait pas, le taximan va «attacher la bouche» (faire une moue boudeuse) pendant tout le trajet, avant de demander: «Je te verse là ?».
Ne prenez pas peur, il n’est pas en train de vous demander si vous êtes d’accord pour qu’il vous éjecte du véhicule alors qu'il roule encore. Le chauffeur de taxi veut simplement s’assurer que vous êtes bien arrivé à destination. Il vous «versera» donc à votre hôtel, en vous faisant bien remarquer, encore énervé de n’avoir pas pu vous «frapper»:
De fait, au bout d’une bonne grosse heure, lasse de vous voir sous son nez, elle finira par vous lâcher:
«On fait comment alors? Parle bien!»
Cette question et cette injonction ne veulent dire ni que votre interlocuteur ne sait pas quoi faire ni que vous vous exprimez mal. «Bien parler» au Cameroun signifie tout simplement que votre interlocuteur vous demande un bakchich.
Et de manière générale, lorsque vous arrivez de Mbèng, tout le monde considère que vous êtes «en haut», c’est-à -dire que vous êtes une personne comblée, heureuse et sans aucun souci matériel. On peut aussi pensez que vous êtes «lourd». N’y voyez rien d’insultant ni de péjoratif. C’est que pour les Camerounais, quand on vit chez les Wat (les blancs), on a forcément beaucoup d’argent.
Ce malentendu peut d’ailleurs vite vous faire passer pour un Bamenda —du nom de cette ville du Nord-Ouest anglophone dont les ressortissants, réputés pour leur naïveté, se font souvent avoir par les autres Camerounais. Vous pouvez même être pris pour un gibier, c’est-à -dire vous faire «frapper» (ou fey, c’est la même chose), par un chauffeur de taxi qui cherchera à vous escroquer en vous faisant payer le double ou le triple d’une course de l’aéroport pour le centre-ville, qui ne coûte pourtant en moyenne que 5.000 francs CFA (7,62 euros).
Après avoir compris que vous n’êtes pas un mboutoukou, en gros qu’on ne vous la fait pas, le taximan va «attacher la bouche» (faire une moue boudeuse) pendant tout le trajet, avant de demander: «Je te verse là ?».
Ne prenez pas peur, il n’est pas en train de vous demander si vous êtes d’accord pour qu’il vous éjecte du véhicule alors qu'il roule encore. Le chauffeur de taxi veut simplement s’assurer que vous êtes bien arrivé à destination. Il vous «versera» donc à votre hôtel, en vous faisant bien remarquer, encore énervé de n’avoir pas pu vous «frapper»:

