Emmanuel Mvé Elemva, que ses coéquipiers appelaient affectueusement Corso, en référence à Mario Corso, le joueur de l’Inter de Milan et de Genoa de 1957 à 1976 qui porta 23 fois le maillot de la Squadra Azura, était d’une lignée de footballeurs de talent. Quatre frères dont Georges Assako Elemva, l’aîné de regrettée mémoire, Oyono Elemva Cogefar, le père d’un certain Steve Oyono, Jean-Pierre Njemba Elemva, l’ancien consultant de la Crtv, lui aussi décédé il y a deux ans, ont parfois connu le bonheur de faire partie d’une même sélection au sein du Tonnerre Kalara club des années 70. Une référence jamais égalée jusqu’ici.
Emmanuel Mvé n’a connu que trois clubs dans sa carrière. Sa première licence fut obtenue en 1964, au sein de Lion cosmos de Yaoundé. En 1965, le Tonnerre Kalara club de Yaoundé, dont la base était le quartier populaire de Mvog Ada, ouvre les bras à celui qui était devenu un prodige. C’est aussi le début de lourdes responsabilités. Après une saison dans les rangs, Emmanuel Mvé est nommé capitaine d’une sélection dont la notoriété du beau jeu commençait à s’établir. Autant que la rivalité avec le Canon de Yaoundé. Dès la saison 1969-1970, après quatre années passées au sein du Tkc, Corso s’en ira exprimer son talent chez les frères ennemis du quartier voisin, à Nkolndongo.
Le brassard lui échoira, presque naturellement. 22 ans seulement, mais une sacrée personnalité. « Mvé était comme une teigne. Baroudeur, bien assis sur ses jambes, il avait un tel volume de jeu au milieu de terrain qu’on avait l’impression d’être plus nombreux que nos adversaires », se souvient Jean-Paul Akono. « Lorsque je regarde les jeunes effectuer des passements de jambes et d’autres gestes techniques très appréciés des spectateurs, je me rappelle que Mvé faisait tout ça à notre époque.
C’était un joueur complet, il récupérait proprement le ballon, relançait comme il fallait et distillait la bonne passe aux attaquants. D’avoir un joueur comme Mvé devant la défense centrale était un gage de sécurité qui nous poussait à être plus motivés », poursuit Jean-Paul Akono. Ancien coéquipier au Canon où il jouait comme défenseur central, l’actuel directeur technique national adjoint de football au Cameroun ne tarit pas d’éloges envers celui qu’il appelle sans artifice « grand frère ».
Emmanuel Mvé n’a connu que trois clubs dans sa carrière. Sa première licence fut obtenue en 1964, au sein de Lion cosmos de Yaoundé. En 1965, le Tonnerre Kalara club de Yaoundé, dont la base était le quartier populaire de Mvog Ada, ouvre les bras à celui qui était devenu un prodige. C’est aussi le début de lourdes responsabilités. Après une saison dans les rangs, Emmanuel Mvé est nommé capitaine d’une sélection dont la notoriété du beau jeu commençait à s’établir. Autant que la rivalité avec le Canon de Yaoundé. Dès la saison 1969-1970, après quatre années passées au sein du Tkc, Corso s’en ira exprimer son talent chez les frères ennemis du quartier voisin, à Nkolndongo.
Le brassard lui échoira, presque naturellement. 22 ans seulement, mais une sacrée personnalité. « Mvé était comme une teigne. Baroudeur, bien assis sur ses jambes, il avait un tel volume de jeu au milieu de terrain qu’on avait l’impression d’être plus nombreux que nos adversaires », se souvient Jean-Paul Akono. « Lorsque je regarde les jeunes effectuer des passements de jambes et d’autres gestes techniques très appréciés des spectateurs, je me rappelle que Mvé faisait tout ça à notre époque.
C’était un joueur complet, il récupérait proprement le ballon, relançait comme il fallait et distillait la bonne passe aux attaquants. D’avoir un joueur comme Mvé devant la défense centrale était un gage de sécurité qui nous poussait à être plus motivés », poursuit Jean-Paul Akono. Ancien coéquipier au Canon où il jouait comme défenseur central, l’actuel directeur technique national adjoint de football au Cameroun ne tarit pas d’éloges envers celui qu’il appelle sans artifice « grand frère ».

