Tout s’emballe en effet après un match de championnat que son club, le Tkc, livre contre Oryx de Douala. Le maréchal Mbappè Leppé, alors capitaine de la sélection nationale, légende vivante du football camerounais des années 60, va le recommander à l’entraîneur de l’équipe nationale pour une première convocation en sélection. A force de travail, il se fera une place en sélection, bousculant au passage quelques « anciens ». Khartoum 1970 sera le grand baptême du feu. Aux côtés de Tsébo, le jeune Nlend Paul apprend vite et prend du galon. En 1972, il est un titulaire incontestable et un de ce qu’on appelle déjà « cadre » de la sélection.
Avec Jean-Paul Akono, Les deux équipiers vont constituer l’une des meilleures murailles africaines de l’époque. Et passablement révolutionner une tradition du défenseur rugueux, cerbère et faucheur des jambes des adversaires. Ses tacles « râteaux » sont restés légendaires. Autant que cette pichenette derrière la jambe, qui déroutait la plupart des attaquants venant en opposition, lorsque Nlend Paul amorçait une relance depuis les lignes arrière, où il jouait le rôle de tour de contrôle.
Pressions
Et pourtant, le conte de fées va virer au cauchemar en 1972. A l’occasion de cette historique élimination contre le Congo en demi-finale de la coupe d’Afrique des Nations, il partagera la douleur de ce deuil national. Il en sortira profondément meurtri. Chevaleresque, il va relever la tête, et continuer de jouer, « par amour pour la patrie, par respect pour le public qui nous avait soutenu dans l’épreuve, par plaisir pour ce sport que nous aimions tous », confesse Nlend Paul. Philosophe en prime.
En octobre 1972, le Cameroun est invité en Chine, aux lendemains de la Can, alors même que la blessure de l’élimination n’est pas encore cicatrisée. De retour de cette tournée asiatique, l’équipe nationale va être rebaptisée « Lions indomptables ». Lors d’une cérémonie improvisée, le ministre de la Jeunesse et des sports, Félix Tonye Mbog, va décorer quelques joueurs triés sur le volet. Parmi eux, Nlend Paul. En même temps que le nom de baptême de l’équipe est communiqué aux joueurs, que la décoration leur est remise, le ministre nomme officiellement Nlend Paul capitaine des Lions indomptables du Cameroun.
Avec Jean-Paul Akono, Les deux équipiers vont constituer l’une des meilleures murailles africaines de l’époque. Et passablement révolutionner une tradition du défenseur rugueux, cerbère et faucheur des jambes des adversaires. Ses tacles « râteaux » sont restés légendaires. Autant que cette pichenette derrière la jambe, qui déroutait la plupart des attaquants venant en opposition, lorsque Nlend Paul amorçait une relance depuis les lignes arrière, où il jouait le rôle de tour de contrôle.
Pressions
Et pourtant, le conte de fées va virer au cauchemar en 1972. A l’occasion de cette historique élimination contre le Congo en demi-finale de la coupe d’Afrique des Nations, il partagera la douleur de ce deuil national. Il en sortira profondément meurtri. Chevaleresque, il va relever la tête, et continuer de jouer, « par amour pour la patrie, par respect pour le public qui nous avait soutenu dans l’épreuve, par plaisir pour ce sport que nous aimions tous », confesse Nlend Paul. Philosophe en prime.
En octobre 1972, le Cameroun est invité en Chine, aux lendemains de la Can, alors même que la blessure de l’élimination n’est pas encore cicatrisée. De retour de cette tournée asiatique, l’équipe nationale va être rebaptisée « Lions indomptables ». Lors d’une cérémonie improvisée, le ministre de la Jeunesse et des sports, Félix Tonye Mbog, va décorer quelques joueurs triés sur le volet. Parmi eux, Nlend Paul. En même temps que le nom de baptême de l’équipe est communiqué aux joueurs, que la décoration leur est remise, le ministre nomme officiellement Nlend Paul capitaine des Lions indomptables du Cameroun.

