Les concurrents sont à sa mesure, comme lui est à la mesure du pays dont il incarne toujours l’unité nationale et la paix « perpétuellement retrouvée ». A ce titre, l’élection est nécessairement « de masse » et « unanime ».
Deux caractéristiques qui, à bien des égards, participent de la « bonne gouvernance » réclamée aux dirigeants africains et qui, à travers diverses appellations (démocratie dirigée, consensuelle, africaine ou apaisée…) traduisent la continuité des formes inchangées de l’exercice du pouvoir ».
Ceci explique le nombre de candidats-alibi annoncés à chaque élection présidentielle, de pseudo-partis d’opposition au service du statu quo, de la prolifération des motions de soutien et des tomes « d’Appel du Peuple » commandités et sponsorisés, et de toutes ces prestidigitations qui fabriquent au chef une popularité factice et meublent le quotidien des démocrature verbalocrates et rétrogrades des tropiques.
Les élections se suivent donc sans que jamais la volonté authentique du peuple soit prise en compte, car la fraude leur est consubstantielle. Elles permettent simplement au RDPC d’étendre de plus en plus ses tentacules et son emprise liberticides sur le territoire afin de montrer aux yeux du monde que les Camerounais ont rejeté le multipartisme et la démocratie qu’ils jugent précipités et inadaptés pour leur pays.
Jean Takougang
Deux caractéristiques qui, à bien des égards, participent de la « bonne gouvernance » réclamée aux dirigeants africains et qui, à travers diverses appellations (démocratie dirigée, consensuelle, africaine ou apaisée…) traduisent la continuité des formes inchangées de l’exercice du pouvoir ».
Ceci explique le nombre de candidats-alibi annoncés à chaque élection présidentielle, de pseudo-partis d’opposition au service du statu quo, de la prolifération des motions de soutien et des tomes « d’Appel du Peuple » commandités et sponsorisés, et de toutes ces prestidigitations qui fabriquent au chef une popularité factice et meublent le quotidien des démocrature verbalocrates et rétrogrades des tropiques.
Les élections se suivent donc sans que jamais la volonté authentique du peuple soit prise en compte, car la fraude leur est consubstantielle. Elles permettent simplement au RDPC d’étendre de plus en plus ses tentacules et son emprise liberticides sur le territoire afin de montrer aux yeux du monde que les Camerounais ont rejeté le multipartisme et la démocratie qu’ils jugent précipités et inadaptés pour leur pays.
Jean Takougang

