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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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POMBIA POMBIA a écrit le 2 septembre 2011 à 22h08
Il confirme ainsi, sans peut-être s’en rendre compte qu’aux élections, les partis politiques ne reçoivent pas ce que dévoilent les urnes, mais « un quota autoritairement fixé d’avance » qu’il leur attribue afin qu’il y ait partage…léonin et « harmonie dans la gestion des affaires de l’Etat ». En un mot, qu’il fraude ! Sinon, pourquoi aurait-il associé le mot objection avec le fait que le fils de son prédécesseur est député ? Ceci implique deux choses : soit que c’est lui qui l’a fait député, ou que de même qu’il aurait pu empêcher ses autres frères et sœurs « d’aller et de venir librement », autant il aurait pu l’empêcher d’être librement élu. Mais comment donc ? Remarquez que M. Biya n’a pas pu achever une de ses phrases, s’étant arrêté juste à temps pour ne pas choisir entre deux mots antithétiques qui se chevauchaient et se bousculaient dans sa tête : élu et nommé ! Car si le fils de son prédécesseur est député du seul fait de la volonté des électeurs, il est « élu ».

Mais si c’est parce qu’il n’y avait pas trouvé d’objection et n’avait pas empêché qu’il soit élu, il estime que c’est sa volonté et non celle des électeurs qui le fait député, et il pense alors à « nommé » ! Voilà pourquoi dans l’embarras, les deux mots se sont étranglés dans sa gorge et la phrase n’a pas fini sa course ! Mais, trop tard, le mal était déjà fait.
Il est donc de notoriété publique qu’au Cameroun, les élections sont ainsi devenues un simple rituel cathartique, spectaculaire et médiatisé à souhait, qui permet simplement au pouvoir en place de singer la volonté populaire par des tours de passe-passe en vue de s’auto-reproduire et de se perpétuer. Comme le dit fort à propos Patrice Yengo[3], « ne pouvant perdre le pouvoir, le chef ne peut qu’être élu démocratiquement. La fraude, ombre accolée à toute forme de suffrage, prend ici une dimension nouvelle.

Dès lors que le pouvoir est absolutisé, la fraude cesse d’être marginale pour devenir structurante de la consultation elle-même. La mise en œuvre de la démocratie, pour les classes dirigeantes, ne se réalise que dans l’assimilation simultanée des formes de la fraude qui, dans le cas présent, participent des métamorphoses de la privatisation du pouvoir ».
Et, comme s’il parlait du Cameroun, il ajoute : « La concurrence n’est rendue possible que dans la mesure où elle offre au chef d’être « l’unique » : celui-ci la suggère et la construit lui-même. Les concurrents sont à sa mesure, comme lui est à la mesure du pays dont il incarne toujours l’unité nationale et la paix
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