Et c’est ici que la confession du commissaire Jean Fochivé, le Foccart camerounais, le plus grand architecte et bâtisseur devant l’Eternel des méthodes de terreur et de répression en place, prend tout son sens :
« Pour y avoir participé, je peux jurer, en ce qui concerne le Cameroun, que nul autre que le détenteur du pouvoir ne peut remporter les élections. Le mécanisme que nous avons mis en place est occulte, efficace et incontournable. Quelle que soit l’impopularité de M. Paul Biya, il ne pourra partir que lorsqu’il voudra bien partir et ce n’est pas lui qui a mis le mécanisme en marche. C’est un peu comme ce bunker qu’il ne connaissait pas quand il est arrivé à la présidence »
A ceux qui ne jurent que par la candidature unique de l’opposition, M. Pierre Ela, un autre commissaire, tout aussi introduit, répond en écho:
J’avais posé cette question à un gouverneur de province, à deux semaines de l’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle de 1997 :
- Pensez-vous que l’opposition a une chance de l’emporter si elle présente un candidat unique ?
- Non, des dispositions pratiques ont été prises pour que l’opposition perde, même si elle présente un seul candidat. Avec ces dispositions pratiques, les élections au Cameroun sont d’autant plus futiles que le décret précède, suit ou renforce la fraude pour la rendre légale et banale. A quoi sert-il à un parti d’opposition de se présenter aux élections législatives quand un décret peut octroyer quinze députés à une province de 400 000 habitants et deux à un département peuplé de 600 000 ou bien, comme en 1997 dans l’Extrême-Nord, arrêter les élections pour opérer un découpage spécial très intéressé ?
« Pour y avoir participé, je peux jurer, en ce qui concerne le Cameroun, que nul autre que le détenteur du pouvoir ne peut remporter les élections. Le mécanisme que nous avons mis en place est occulte, efficace et incontournable. Quelle que soit l’impopularité de M. Paul Biya, il ne pourra partir que lorsqu’il voudra bien partir et ce n’est pas lui qui a mis le mécanisme en marche. C’est un peu comme ce bunker qu’il ne connaissait pas quand il est arrivé à la présidence »
A ceux qui ne jurent que par la candidature unique de l’opposition, M. Pierre Ela, un autre commissaire, tout aussi introduit, répond en écho:
J’avais posé cette question à un gouverneur de province, à deux semaines de l’ouverture de la campagne pour l’élection présidentielle de 1997 :
- Pensez-vous que l’opposition a une chance de l’emporter si elle présente un candidat unique ?
- Non, des dispositions pratiques ont été prises pour que l’opposition perde, même si elle présente un seul candidat. Avec ces dispositions pratiques, les élections au Cameroun sont d’autant plus futiles que le décret précède, suit ou renforce la fraude pour la rendre légale et banale. A quoi sert-il à un parti d’opposition de se présenter aux élections législatives quand un décret peut octroyer quinze députés à une province de 400 000 habitants et deux à un département peuplé de 600 000 ou bien, comme en 1997 dans l’Extrême-Nord, arrêter les élections pour opérer un découpage spécial très intéressé ?

