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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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POMBIA POMBIA a écrit le 2 septembre 2011 à 22h04
Depuis le retour au multipartisme, M. Paul Biya n’a jamais rien cédé de substantiel et n’a eu de cesse de montrer qu’il n’en fait qu’à sa tête et qu’il est viscéralement allergique et réfractaire au dialogue républicain, au consensus et au changement. Sinon, il se serait inspiré des critiques faites depuis bien d’années par divers organismes nationaux et internationaux pour améliorer le processus électoral.

Bien au contraire, il a encore subrepticement réintroduit dans les élections à venir un Minadt ostentatoirement arrogant et aux ordres, et unanimement vomi, après avoir gagné quelques précieux septennats avec l’Onel, un simple observatoire impuissant et un Elecam caméléon et illégitime qui ne cesse de muer sans avoir jamais été éprouvé sur le métier, et dont les dirigeants se réjouissent de ne pouvoir opérer leur démarcation pour affirmer leur autonomie par une refonte des listes et qui, suprême provocation, iront aux charbons en faisant leurs premiers pas par l’organisation d’une présidentielle, mère des élections et élections à hauts risques sous tous les cieux, dont ils ne pourront, contrairement à ce qui se fait partout ailleurs, annoncer ni les tendances ni les résultats provisoires !

Avec tous les tripotages ainsi subis, Elecam demeure-t-il encore cet organe indépendant conçu pour s’occuper de l’organisation, de la supervision et du contrôle de l’ensemble du processus électoral et référendaire ? Qui de sérieux peut encore y croire ? Quoi d’étonnant à cela lorsqu’à l’Assemblée Nationale, on a vu le RDPC réussir le tour de force de faire voter le député Aya Paul absent, alors qu’il s’était énergiquement prononcé contre la révision de la constitution et qui n’avait laissé aucune procuration, afin de n’être ni de près ni de loin mêlé à un tel parjure et prendre ainsi date avec l’histoire et la postérité ? On a alors découvert qu’avec ce parti, la fraude électorale devenait pathologiquement institutionnelle et que même seul à une élection, il frauderait toujours, dans l’obsession boulimique et paranoïaque de la recherche du 100%, de l’unanimité, de l’unanimisme et du plébiscite comme au temps du parti unique dont il n’est que l’avatar et l’indécrottable continuateur.
Merci de patienter...
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