Léonard Nséké et Raymond Fobete. Deux anciens responsables de l’encadrement de l’équipe nationale s’expriment sur le choix et le rôle du capitaine avant 1972
Comment se choisissait le capitaine de l’équipe nationale de football ?
Léonard Nséké. A notre époque, le capitaine ne se choisissait pas en tant que tel. Notre entraîneur, le Français Dominique Colonna, avait coutume de jeter les maillots au sol et de dire : « Que celui qui se sent capable de jouer ce match vienne en choisir un ». Le premier à prendre son équipement était le capitaine. Le capitaine du jour seulement, puisqu’on ne devenait pas capitaine définitivement. Aux débuts, nous avons été plusieurs capitaines.
Il y avait moi, Jean Moukoko dit « De Confiance », Mbappé Leppé et Jean-Pierre Tokoto. Un capitaine devait avoir de l’ascendant sur ses coéquipiers. Et s’il n’en avait pas, il devait au moins être un bon joueur et avoir l’esprit de camaraderie, avoir de bons rapports avec le staff technique, ceux qui sont autour de l’équipe. Il devait être un rassembleur, ce qui amenait les autres avoir beaucoup de respect pour lui.
Raymond Fobete.
Ce n’est pas le ministre, ni même parfois l’entraîneur, qui choisissaient le capitaine de l’équipe nationale du Cameroun. C’est un joueur qui est au dessus de la mêlée qui etait présenté comme capitaine par l’entraîneur. En sa qualité de sélectionneur et de technicien, le coach assumait la décision finale de présentation du capitaine, puisqu’ils allaient travailler en symbiose. Mais le capitaine était le choix, l’émanation de l’équipe. C’était une affaire de concertation, de consultation et parfois de consensus.
C’étaient sont souvent les joueurs qui choisissent leur capitaine par diverses manières comme le vote, le respect à son charisme, à sa volonté de rassembleur, de stimulateur de l’équipe. Le capitaine n’était pas forcement le meilleur joueur. Il devait toutefois être un joueur titulaire. Ce qu’on peut retenir en priorité c’est que le capitaine de l’équipe nationale était un joueur rassembleur. Un joueur respectueux qui savait être diplomate. Il devait être un joueur complet tant en défense qu’en attaque et avoir d’excellents rapports avec les arbitres.
Comment se choisissait le capitaine de l’équipe nationale de football ?
Léonard Nséké. A notre époque, le capitaine ne se choisissait pas en tant que tel. Notre entraîneur, le Français Dominique Colonna, avait coutume de jeter les maillots au sol et de dire : « Que celui qui se sent capable de jouer ce match vienne en choisir un ». Le premier à prendre son équipement était le capitaine. Le capitaine du jour seulement, puisqu’on ne devenait pas capitaine définitivement. Aux débuts, nous avons été plusieurs capitaines.
Il y avait moi, Jean Moukoko dit « De Confiance », Mbappé Leppé et Jean-Pierre Tokoto. Un capitaine devait avoir de l’ascendant sur ses coéquipiers. Et s’il n’en avait pas, il devait au moins être un bon joueur et avoir l’esprit de camaraderie, avoir de bons rapports avec le staff technique, ceux qui sont autour de l’équipe. Il devait être un rassembleur, ce qui amenait les autres avoir beaucoup de respect pour lui.
Raymond Fobete.
Ce n’est pas le ministre, ni même parfois l’entraîneur, qui choisissaient le capitaine de l’équipe nationale du Cameroun. C’est un joueur qui est au dessus de la mêlée qui etait présenté comme capitaine par l’entraîneur. En sa qualité de sélectionneur et de technicien, le coach assumait la décision finale de présentation du capitaine, puisqu’ils allaient travailler en symbiose. Mais le capitaine était le choix, l’émanation de l’équipe. C’était une affaire de concertation, de consultation et parfois de consensus.
C’étaient sont souvent les joueurs qui choisissent leur capitaine par diverses manières comme le vote, le respect à son charisme, à sa volonté de rassembleur, de stimulateur de l’équipe. Le capitaine n’était pas forcement le meilleur joueur. Il devait toutefois être un joueur titulaire. Ce qu’on peut retenir en priorité c’est que le capitaine de l’équipe nationale était un joueur rassembleur. Un joueur respectueux qui savait être diplomate. Il devait être un joueur complet tant en défense qu’en attaque et avoir d’excellents rapports avec les arbitres.

