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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Le 27e Lecteur Le 27e Lecteur a écrit le 23 août 2011 à 10h01
L’esprit Lion, ce moteur, ces valeurs qui constituent la colonne vertébrale de l’équipe, cette force mentale qui est enviée aux Camerounais partout et par tous à travers le monde. Sur qui devons-nous compter pour ancrer le Lion Fighting Spirit auquel se réfère jusqu’au chef de l’Etat dans la tête, la peau, le corps de la relève ? Sur un staff technique complètement étranger qui ne connaît rien au Cameroun et ne cache pas le peu de cas qu’il fait de tout cela ? Sur un Samuel Eto’o que des délires narcissiques amènent à se considérer comme le cadeau de Dieu au monde, qui ne connaissant d’autre motivateur que l’argent, distribue à grand renfort de tintamarre médiatique des montres de 33000 euros à ses coéquipiers qu’il veut, par la même occasion transformer en vitrines publicitaires ambulantes pour sa marque de breloques ? Sur des gens qui font figuration sur le terrain et qui considèrent que le plus important, ce n’est pas le Cameroun, mais c’est eux-mêmes et que le pays leur doit reconnaissance parce qu’ils daignent s’abaisser à venir jouer dans l’équipe nationale ? Ou sur des gens comme Rigobert Song, à qui personne ne peut reprocher de n’avoir pas toujours tout donné pour le Cameroun, qui ont toujours répondu présent à tous les matches des Lions, quelque soit l’insignifiance supposée de l’adversaire, qui ont cultivé l’amour du maillot et continuent de démontrer leur patriotisme à tout épreuve en construisant un socle de concertation et de fierté pour ceux qui revêtent les couleurs nationales ? Sur des gens qui ont joué, parfois même sans percevoir leurs primes, parce que l’intérêt national primait ? Sur des gens qui sont morts au terrain pour défendre jusqu’au bout les couleurs du Cameroun, comme Marc Vivien Foé ?

La non-sélection de Rigobert Song Bahanag dans l’équipe chargée de défendre les couleurs du Cameroun au Mondial sud africain n’est pas envisageable. Sans lui, ce ne sont pas les Lions indomptables qui participeront au tournoi, mais 23 individus juxtaposés, désorientés et sans ossature. Tolérer, voire entériner le traitement fait aux valeureux soldats que sont Milla, Song, Njitap n’est pas acceptable et constitue une insulte faite à tous les Camerounais. Le ministre Michel Zoah doit mieux que quiconque savoir que les Lions ont bien existé avant Samuel Eto’o et Paul Le Guen, et existeront toujours après le départ de ceux-ci. Peut-être mieux d’ailleurs. De la même façon qu’il incombe aux responsables politiques comme lui d’assurer la continuité de l’Etat dans l’exercice de leurs fonctions et l
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