En 1999, des membres beti de l’Église catholique ont dressé des barricades à la sortie de Yaoundé, sur la route menant vers Bafoussam (ouest) pour protester contre la nomination d’un archevêque bamiléké dans la capitale. « Pas d’archevêque bamiléké à Yaoundé », disaient les manifestants. Lors de l’élection présidentielle de 2004, le RDPC a brandi la perspective d’une vengeance des autres Camerounais contre les Beti, si un président autre que Biya venait à être élu. Il entretient également le mythe d’une revanche des Nordistes, qui feraient payer la répression dont ils ont été victimes au lendemain de la tentative du coup d’État de 1984, au cas où l’un d’entre eux arrivait un jour à la présidence. La survie des Beti passe par le maintien au pouvoir de Biya, répète le RDPC aux habitants du Centre-Sud- Est.

