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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Djambo Djambo de USA a écrit le 14 août 2011 à 12h36
Pour entrer à l’École camerounaise d’administration devenue plus tard l’École nationale d’administration et de la magistrature (Énam), les candidats du Nord entraient ainsi avec un BEPC alors que les autres devaient avoir au minimum une licence.
Biya a aussi cédé aux pressions des élites beti au lendemain du coup d'etat de 1984. Pour une partie des Beti, l’arrivée d’un des leurs à la présidence n’était qu’un juste retour des choses après l’éviction d’André-Marie Mbida du poste de Premier ministre, en 1958, et elles comptaient bien profiter de ce retour au pouvoir. Le ministre du Commerce et de l’Industrie (1984-1985), Édouard Nomo Ongolo, a notamment favorisé des entrepreneurs beti en les exemptant de taxes à l’importation. Cependant, cette politique, mal menée, a échoué. Les autorités, s’estimant menacées par l’empire économique des Bamiléké, ont alors tenté de le contrer en appuyant, à partir du milieu des années 1980, l’implantation dans le pays de businessmen indo-pakistanais.
La grave récession économique de 1986 voit la situation dégénérer. Dans le contexte de crise générale, la monopolisation du pouvoir par les élites beti apparait aux yeux de beaucoup de Camerounais flagrante et choquante, et ce d’autant plus que certaines d’entre elles semblaient impliquées dans de nombreuses malversations financières. Fragilisé par la crise financière le privant de revenus qui auraient pu servir à coopter certains des mécontents, le pouvoir se sent menacé. Cherchant à détourner l’attention des Camerounais il introduit un débat à caractère résolument ethnique...
L’offensive est lancée en mars 1987 lors d’un débat organisé à l’université à Yaoundé par, l’idéologue Hubert Mono Ndjana, qui s'attaquant violemment aux Bamiléké les accusent d’« ethnofascisme». En agitant le spectre d’une conspiration des Bamiléké pour prendre le pouvoir, ce discours permet à la fois de faire d’eux les bourreaux du régime en place et des Beti les victimes. Au cours de ce même mois de mars 1987, une cinquantaine de prêtres dits « autochtones » de l’archidiocèse de Douala adressent un mémorandum au Vatican pour protester contre la désignation chez eux d’un évêque auxiliaire bamiléké, Mgr Gabriel Simo et soutenant l’idée d’un plan bamiléké visant à conquérir le pouvoir, dont « l’alliance » de « l’homme
bamiléké » avec « les puissances de l’argent » constituent, selon eux, la première étape. « Je refuse d’être la bête noire des régimes politiques au Cameroun », a répondu Mgr Ndongmo.«À ceux qui tirent les ficelles de la division au
Merci de patienter...
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