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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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Djambo Djambo de USA a écrit le 14 août 2011 à 12h29
@Tous

Un peu d'histoire:

La manipulation du fait ethnique est antérieur a Biya. Les Français joué sur ce registre au moment de leur lutte contre l'UPC afin de le décrédibiliser en l'accusant d’être le parti des bassas, accusation auxquels Um Nyobe R. avait répondu en insistant sur la nécessité de « rompre avec un tribalisme périmé et un régionalisme rétrograde qui, à l’heure actuelle comme dans l’avenir, représentent un réel danger pour la promotion et l’épanouissement de cette nation camerounaise.»
À la même période, les anti-indépendantistes camerounais en majorité composé de Beti (citation F.Pigeaud), nombreux au sein de l’administration coloniale affirmaient que le Cameroun, s’il devait se gouverner luimême, deviendrait ingérable en raison de ses nombreuses ethnies.
Plus tard, lorsque l’UPC avait concentré sa lutte armée dans l’Ouest, en 1960, les Français avaient cette fois stigmatisé les habitants de cette région: les Bamiléké. Dans un texte publié en 1960, le colonel français Jean Lamberton, alors en poste à l’Ouest, avait écrit : « Le Cameroun s’engage sur les chemins de l’indépendance avec dans sa chaussure un caillou bien gênant. Ce caillou, c’est la présence d’une minorité ethnique, les Bamiléké...».
Les autorités camerounaises et les militaires français encore présents sur place avaient, à la même époque, mené des actions de représailles contre des quartiers de Douala majoritairement habités par des Bamiléké, tous considérés comme potentiellement « subversifs ». Plusieurs centaines d’entre eux avaient été expulsés par les autorités mais aussi par des habitants non bamiléké, soumis à la large propagande anti-bamiléké du pouvoir.
Dès ses débuts au pouvoir, Ahidjo arguant de la nécessité de construire « l’unité nationale » a pris un certain nombre de mesures ambiguës. À la veille de l’indépendance, alors Premier ministre, il a pris une ordonnance instaurant un système spécifique d’admission à la fonction publique pour les ressortissants de régions-sous scolarisées. Les régions jugées en retard sur les autres ont été identifiées en 1961 par un arrêté. En 1966 et 1974, ce dispositif a été complété par la création de places réservées aux ressortissants du Nord, la seule région alors reconnue « sous-scolarisée »: ces derniers étaient recrutés avec des diplômes d’un niveau inférieur. à celui des candidats des autres régions postulant pour le même emploi dans la fonction publique ou dans les grandes écoles. Pour entrer à l’École camerounaise d’administration devenue plus tard l’École nati
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