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Hassane Magued Hassane Magued a écrit le 12 août 2011 à 10h45
Cameroun: Le profil du candidat sous-développement Au pouvoir depuis 29 ans, il a toujours le sentiment d’avoir oublié de faire l’essentiel.

A 77 ans additionnés aux années retranchées par le colon de l’époque lorsqu’il a mal compté les dents, il croit incarner l’avenir du Cameroun. Un avenir qu’il a pourtant laissé loin derrière lui depuis des décennies. Et pourtant, il n’en démord pas. C’est lui et lui seul ; l’avenir du passé ; l’avenir du futur ; l’avenir de la pauvreté ; l’avenir du sous-développement ; l’avenir des jeunes. Il incarne tout. Un condensé de contradictions appauvrissantes que ce candidat du sous-développement ! Mais, comme on le dit, "il n’y a rien en face". Donc, il peut prétendre incarner au crépuscule de sa vie, le Cameroun des 20 années à venir.

Peu importe. L’essentiel, c’est de faire l’affaire de l’homme blanc et s’assurer une stabilité politique. Dès lors qu’il peut compter sur une armée fidèlement corrompue, une police qui préfère l’injustice au désordre. C’est donc lui, le candidat de l’idéal antidémocratique.

Contre vents et marrées, il reste convaincu qu’il a le devoir de mourir avec le sceau de la République du Cameroun dans la poche. Et pourtant, il sait que ces choses portent malheur. Dans la culture bantu, les morts sont à la fois sacrés et sacrilèges. C’est pourquoi, il y a des choses qu’une dépouille ne touche pas. Les choses dont les vivants ont encore besoin. Il en est ainsi du sceau de la République, symbole de l’Autorité de l’Etat et du Pouvoir d’Etat. Mais le valeureux candidat, artificiellement maintenu en pleine forme, ne lâchera, pour rien au monde, ce qu’il a conquis de haute lutte : le Pouvoir.

Et il n’y a rien en face. Parce que de l’autre côté, dans l’opposition où la jeunesse appelle de tous ses vœux le changement, l’alternance démocratique et idéologique, espérant béatement qu’il y aurait un nouveau modèle économique pour amorcer une dynamique nouvelle de développement, il n’y a aucun leader qui incarne un idéal révolutionnaire.

Et ce n’est pas dans l’entourage immédiat du candidat du sous-développement qu’il faut chercher parmi ces jeunes loups, celui qui incarnera cet idéal révolutionnaire. Habitués aux bons soins du père fondateur devenu par la force des choses, le père propriétaire du Cameroun, la bouche sauvagement pleine, les oreilles fermées par la douce musique des caisses vidées de l’Etat, ils n’ont pas besoin d’entendre les pleurs maladroits d’une jeunesse en quête d’idéal et d’opportunités pour exprimer son potentiel. Eux, ce
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