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Toli Sous le Manguier

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OU SONT LES PANAFRICANISTES ? OU SONT LES PANAFRICANISTES ? a écrit le 2 août 2011 à 13h52
Lu quelque part …

Famine en Somalie, Ethiopie, Kenya , Ouganda … Union Africaine : un silence stupéfiant. Famine en Afrique, une affaire Américano-Européenne ?

Les intérêts que servent véritablement les milliards de devises engrangées ces derniers jours dans ce pays en souffrance sont problématiques. La corne de l’Afrique n’est pas une corne d’abondance, tant s’en faut ! Le drame qui s’y vit actuellement nous appelle tous à l’humilité devant la souffrance des autres, à la modération dans nos prétentions.

Si l’OTAN pouvait déployer autant d’énergie à arroser des vivres en Somalie, qu’elle en a mise à pilonner kadhafi et à nous promettre que sa fin était proche (sans que l’on ne nous dise jamais de quelle maladie le bon bougre souffre), si toute la force de frappe que la France a mobilisée, pour bombarder la démocratie et des armes démocratiques au CNT, avait été mieux orientée, l’on n’en serait pas là. Il y a des mois que des organisations humanitaires alertent l’opinion publique internationale au sujet de la famine en Afrique orientale!

« Pas d’intérêt, Pas d’action »
Quels intérêts servent véritablement les milliards de devises engrangées ces derniers jours ? Non, une chose est claire, à travers des événements comme ceux-ci, il apparaît que le cours de la démocratie restera toujours fluctuant. Dans un monde juste, ou du moins qui respecterait simplement des valeurs démocratiques, l’on n’utiliserait pas ces milliards de dollars pour acheter du riz et du lait à des fermiers occidentaux, des médicaments aux pharmaciens blancs (l’allusion «raciale» n’est évidemment pas raciste)…

On réserverait ce marché de la disette aux agriculteurs africains dont les productions pourrissent dans la glèbe faute de débouchés (enclavement) : la bonne vieille détérioration des termes de l’échange continue de ravager silencieusement nos économies.

On achèterait des médicaments aux Sud-africains et aux Indiens, créant ipso facto des ponts Sud-Sud qui seraient alimentés à flux continu par nos propres céréales, nos médicaments, notre lait ; l’on bombarderait d’immenses champs de céréales dans les hauts plateaux éthiopiens, l’on ferait pousser de terre, comme des champignons en saison pluvieuse, des usines de sardines à Mogadiscio.
Merci de patienter...
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