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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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LEILA LEILA a écrit le 27 juillet 2011 à 11h31
En installant à Tripoli une équipe à sa botte, dans le plus pur style de la Françafrique, l'Elysée veut que le futur régime en Libye soit la copie conforme de ceux qui existent au Gabon ou en Côte d'Ivoire où la France continue de se conduire en pays conquis.

L'autre élément qui émerge de cette analyse est le fait que Paris veut étendre à tout prix son aire d'influence à toute l'Afrique du Nord en plus de ses anciennes colonies. Mais dans cette histoire, il y a aussi le beurre et l'argent du beurre. La France qui aura joué un rôle capital dans l'avènement d'un nouveau régime en Libye dont elle choisira les futurs dirigeants, met la main sur le magot: le pétrole libyen dont Total, comme ELF, dans l'ancien temps se chargeront. Cela sans compter la reconstruction d'un pays dont près de 80% des infrastructures sont détruites. Encore un marché juteux pour les sociétés françaises sans compter le fait que la Libye constituera un marché pour les produits français.

Tout ce scénario inquiète les voisins. Tunisie, Algérie et Niger ont tôt fait de souhaiter une solution politique et rapide du conflit. L'une des dernières manifestations de cette conviction a eu lieu lors de la visite du ministre tunisien des Affaires étrangères à Alger.

«La solution militaire ne sert ni la Libye ni ses voisins algériens et tunisiens car elle comporte des dangers. L'accord obtenu à Malabo est le cadre idoine pour parvenir à une solution pacifique», avait-t-il expliqué à l'issue d'entretiens avec son homologue Mourad Medelci. Mais cette position déplaît au CNT qui continue de distiller ses accusations à destination d'Alger. Sans s'attarder sur les leçons d'histoire. Car le Conseil ne voit aucune gêne à faire appel à l'Otan, cette Alliance qui a prêté main forte à la France lors de la colonisation de l'Algérie et qui a été combattue par l'ALN.

La France et l'Otan s'invitent pour s'installer durablement au Maghreb? D'autres entités nourrissent les mêmes espoirs. Des informations ont circulé sur le désir de l'Etat hébreu d'entretenir de nouveaux foyers de tension jusqu'à nos frontières. Et d'installer, pourquoi pas? chez les éventuels successeurs d'El Gueddafi, une base militaire. Le CNT aura alors plusieurs maîtres. Bernard Henri-Lévy, le nouveau Lawrence d'Arabie, est prompt à s'y appliquer. Reprenons le récit de BHL.

«C'est l'heure des adieux et je suis là, en train de m'engager à me faire l'écho, à mon retour, mais auprès de l'opinion et des institutions de mon pays, de cette volont
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