Les vraies raisons d'un mensonge
Bernard-Henri Lévy(photo) est fier de sa mission effectuée la semaine dernière en Libye. Il peut raconter à la presse que les combattants crient «Vive la France!».
Qu'est-ce qui manque aux hommes de djebel Nefousa pour descendre dans la vallée et marcher sur Tripoli? «Le feu vert de l'Otan», dit Oussama Djewel, un haut gradé dans les rangs de la rébellion libyenne. Ce serait un plan idéal, «avec le renfort de Misrata dont les troupes, à l'est, prendront, avec eux, la capitale en tenailles». Toutes ces informations sont rapportées par le Journal du Dimanche auquel Bernard-Henri Lévy a confié le récit de son voyage en Libye. Arrêtons les extraits à ce niveau pour l'instant. Que révèlent ces descriptions? D'abord, qu'il y a effectivement une mainmise étrangère sur les rebelles et qu'ensuite, l'objectif de l'expédition en Libye vise la chute du colonel El Gueddafi et non seulement la protection des populations civiles comme l'autorisaient les Nations unies.
Mais cet objectif immédiat cache mal d'autres desseins beaucoup plus stratégiques. Ce sont les réserves pétrolières de la Libye qui font courir la France. Lorsqu'elle avait perdu l'Algérie, elle s'est tournée vers le Gabon et la Côte d'Ivoire pour s'assurer en approvisionnements énergétiques. A présent, elle jette son dévolu sur la Libye et ça fait des étincelles. Voilà une partie du secret. Mais pas tout le secret.
Bernard-Henri Lévy(photo) est fier de sa mission effectuée la semaine dernière en Libye. Il peut raconter à la presse que les combattants crient «Vive la France!».
Qu'est-ce qui manque aux hommes de djebel Nefousa pour descendre dans la vallée et marcher sur Tripoli? «Le feu vert de l'Otan», dit Oussama Djewel, un haut gradé dans les rangs de la rébellion libyenne. Ce serait un plan idéal, «avec le renfort de Misrata dont les troupes, à l'est, prendront, avec eux, la capitale en tenailles». Toutes ces informations sont rapportées par le Journal du Dimanche auquel Bernard-Henri Lévy a confié le récit de son voyage en Libye. Arrêtons les extraits à ce niveau pour l'instant. Que révèlent ces descriptions? D'abord, qu'il y a effectivement une mainmise étrangère sur les rebelles et qu'ensuite, l'objectif de l'expédition en Libye vise la chute du colonel El Gueddafi et non seulement la protection des populations civiles comme l'autorisaient les Nations unies.
Mais cet objectif immédiat cache mal d'autres desseins beaucoup plus stratégiques. Ce sont les réserves pétrolières de la Libye qui font courir la France. Lorsqu'elle avait perdu l'Algérie, elle s'est tournée vers le Gabon et la Côte d'Ivoire pour s'assurer en approvisionnements énergétiques. A présent, elle jette son dévolu sur la Libye et ça fait des étincelles. Voilà une partie du secret. Mais pas tout le secret.

