Et si Biya se retirait après quelques années ...
Il y a une autre tendance au sein du Rdpc pour laquelle le départ de Paul Biya du pouvoir en ce moment est prématuré. Les tenants de cette thèse déclarent mordicus que’ si le chef de l’Etat quitte le pouvoir au terme de son mandat qui arrive à échéance au mois d’octobre prochain, cela pourra être source d’instabilité dans le pays. Ceux-là préconisent donc que Paul Biya se maintienne à la tête du Rdpc et brigue dans la foulée un nouveau septennat. Mais Seulement selon les tenants de cette thèse Paul Biya ne doit pas achever son nouveau mandat et devra se retirer après deux ou trois ans d’exercice du pouvoir. Le temps pour lui de préparer un successeur. Voilà une bien curieuse manière de soutenir quelqu’un en lui demandant en même temps de préparer ses bagages pour partir quelque temps après.
Les tenants de cette ligne avancent des arguments qui peuvent paraître objectifs, qui font parfois mouche. Ils disent que Paul Biya qui a lancé ses grandes ambitions lors de la campagne présidentielle de 2004 n’a encore vu aucun de ses grands chantiers aboutir. Il n’y a en effet aucun nouveau barrage hydroélectrique, aucun grand axe routier n’est sorti de terre depuis que le chef de l’Etat a déclaré en 2004 qu’il va transformer le Cameroun en un Eldorado. Paul Biya drapé dans son orgueil ne peut pas quitter le pouvoir sans lancer le début des travaux d’un grand chantier faisant partie de ses grandes ambitions. Ou procéder à la réception d’un ouvrage achevé. Ceux qui soutiennent le maintien en place de Paul Biya relèvent que le chef de l’Etat ne peut pas s’en aller maintenant alors qu’il attend de grandes retombées du séjour officiel qu’il vient d’effectuer en République de Chine la semaine dernière.
Il ne faut guère se faire d’illusions : Paul Biya va se faire réélire président de la République en dépit des pressions de certaines puissances étrangères et intérieures (Rdpc, société civile, partis politiques de l’opposition, populations, etc.). Les René Emmanuel Sadi, Edgar Alain Mebe Ngo’o, héritiers putatifs et autres prétendants devront bien attendre quelques années encore pour succéder au père. Ils doivent prendre leur mal en patience, tout en indiquant comme nous l’avons signalé plus haut que le chef de l’Etat n’ira pas au terme de son nouveau mandat de sept ans. La question que l’on peut se poser est la suivante : que fera Paul Biya de ces années supplémentaires si en trente ans de gouvernance erratique il n’a pu rien faire pour le Cameroun en matière de
Il y a une autre tendance au sein du Rdpc pour laquelle le départ de Paul Biya du pouvoir en ce moment est prématuré. Les tenants de cette thèse déclarent mordicus que’ si le chef de l’Etat quitte le pouvoir au terme de son mandat qui arrive à échéance au mois d’octobre prochain, cela pourra être source d’instabilité dans le pays. Ceux-là préconisent donc que Paul Biya se maintienne à la tête du Rdpc et brigue dans la foulée un nouveau septennat. Mais Seulement selon les tenants de cette thèse Paul Biya ne doit pas achever son nouveau mandat et devra se retirer après deux ou trois ans d’exercice du pouvoir. Le temps pour lui de préparer un successeur. Voilà une bien curieuse manière de soutenir quelqu’un en lui demandant en même temps de préparer ses bagages pour partir quelque temps après.
Les tenants de cette ligne avancent des arguments qui peuvent paraître objectifs, qui font parfois mouche. Ils disent que Paul Biya qui a lancé ses grandes ambitions lors de la campagne présidentielle de 2004 n’a encore vu aucun de ses grands chantiers aboutir. Il n’y a en effet aucun nouveau barrage hydroélectrique, aucun grand axe routier n’est sorti de terre depuis que le chef de l’Etat a déclaré en 2004 qu’il va transformer le Cameroun en un Eldorado. Paul Biya drapé dans son orgueil ne peut pas quitter le pouvoir sans lancer le début des travaux d’un grand chantier faisant partie de ses grandes ambitions. Ou procéder à la réception d’un ouvrage achevé. Ceux qui soutiennent le maintien en place de Paul Biya relèvent que le chef de l’Etat ne peut pas s’en aller maintenant alors qu’il attend de grandes retombées du séjour officiel qu’il vient d’effectuer en République de Chine la semaine dernière.
Il ne faut guère se faire d’illusions : Paul Biya va se faire réélire président de la République en dépit des pressions de certaines puissances étrangères et intérieures (Rdpc, société civile, partis politiques de l’opposition, populations, etc.). Les René Emmanuel Sadi, Edgar Alain Mebe Ngo’o, héritiers putatifs et autres prétendants devront bien attendre quelques années encore pour succéder au père. Ils doivent prendre leur mal en patience, tout en indiquant comme nous l’avons signalé plus haut que le chef de l’Etat n’ira pas au terme de son nouveau mandat de sept ans. La question que l’on peut se poser est la suivante : que fera Paul Biya de ces années supplémentaires si en trente ans de gouvernance erratique il n’a pu rien faire pour le Cameroun en matière de

