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Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
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JOSY JOSY a écrit le 21 juillet 2011 à 3h33
Des joueurs égocentriques et surpayés, une fédération opaque, des ingérences politiques… Les Lions indomptables du Cameroun sont à deux doigts de ne pas se qualifier pour la Coupe d’Afrique des nations 2012. Enquête sur un désastre national.

Ailleurs, cette non-qualification serait traitée comme un banal déboire sportif. Pas au Cameroun, ce pays qui a osé affubler ses Lions (surnom de la sélection nationale) du qualificatif – très lourd à porter – d’« indomptables », comme pour s’interdire la défaite. Et la magie a opéré pendant quelques décennies : quatre fois vainqueur de la CAN, six fois qualifié pour la Coupe du monde, médaillé d’or aux Jeux olympiques de Sidney… Des victoires successives qui ont forgé, au fil des ans, un orgueil national exacerbé et une étonnante confiance en soi largement partagée. Ce pays-mosaïque de 250 ethnies, où cohabitent musulmans, animistes et chrétiens, de langue anglophone ou francophone, s’est retrouvé autour d’une passion commune pour le ballon rond.

Les critiques pleuvent et n’épargnent ni les joueurs ni même les politiques. On reproche à l’État de ne pas avoir assez investi dans la construction des infrastructures : trente-neuf ans après avoir organisé l’unique CAN de son histoire, le pays ne possède que trois stades vétustes. Aucun club n’a remporté le moindre trophée africain depuis 1981 ! Le football des jeunes, les ligues féminines, l’arbitrage sont mal en point…

Mais, pour Mohammed Iya, pas question de démissionner après les mauvais résultats du Mondial sud-africain (le Cameroun a été éliminé dès le premier tour, en juillet 2010). La catastrophe, dit-il, est à mettre sur le compte de « problèmes de vestiaire, d’humeur, d’incompatibilité entre les joueurs et parfois entre le staff technique et les joueurs ». Et il n’est pas le seul à décrire des footballeurs surpayés à l’ego surdimensionné

Dernier coup d’éclat : en juin, à Yaoundé, sous les yeux de milliers de spectateurs médusés, il conteste le remplacement de l’un de ses coéquipiers, décidé par l’entraîneur Javier Clemente. Capricieux Samuel Eto’o ?

Les « métis » font bande à part. D’autres groupes se sont constitués par affinité ou communauté d’intérêts, à l’instar du clan des « métis », qui comptait Joël Matip, Éric Choupo-Moting, binationaux nés en Allemagne, le Franco-Camerounais Benoît Assou-Ekotto, mais aussi Sébastien Bassong, considéré comme étranger parce que né en France. Ce groupe se disait marginalisé et a fait bande à part.

Début juillet, le ministre
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