«L’affaire qui oppose Moïse Njambe à Bell Silas, raconte Me Ndjip, remonte à l’année 2003 lorsque M. Njambe s’intéresse au Gic dénommé Nkobayeba, mis sur pied par Bell Silas dans la localité de Songbengue, dans le village de Ibaïka. M. Njambe prend attache avec le promoteur qui a déjà des partenaires et un plan alléchant de travail grâce auquel les bailleurs de fonds mettent à sa disposition 3 engins de travaux publics et 7 000 litres de lubrifiant. M. Njambe demande au promoteur de se déporter de la direction du Gic en sa faveur. Face au refus de Bell Silas, il profère des menaces et des man?uvres d’intimidation à l’encontre du promoteur du Gic. Le jour du démarrage des travaux, Njambe débarque sur les lieux. Il excipe d’une décision (n° 107 du 14 janvier 2004) du ministre de l’Agriculture par laquelle Augustin Frédérick Kodock dissout d’office le Groupe d’initiative commune (Gic) Nkobayeba. Sans désemparer, M. Njambe brandit un autre texte signé du même Minagri en date du lendemain 15 janvier 2004. Il s’agit de l’Arrêté n° 111 portant nomination de Moïse Njambe comme liquidateur du Gic Nkobayeba.»
«C’est muni de ces deux décisions, explique Me Ndjip, que M. Njambe se met à la manette. Il initie une requête en date du 16 janvier 2004 intitulée requête aux fins d’envoi en possession et transfert de documents. Une requête que sanctionne une ordonnance du juge rendue le même jour. Le 19 janvier, Njambe descend sur le terrain et procède au constat. Mais Bell Silas ne s’en laisse pas conter. Il se bat avec l’énergie du désespoir pour reprendre son Gic. Pour le mettre définitivement hors d’état de nuire, M. Njambe initie une procédure pénale contre lui. A sa charge, le détournement de deniers publics et la tromperie envers associés. Les faits sont portés devant le Tgi d’Edéa qui condamne Bell Silas à 02 ans de prison ferme, par jugement n° 26/crim du 05 janvier 2005. Il purge intégralement sa peine et est libéré le 02 avril 2006.»
Bell Silas, qui se dit victime d’abus, constitue un avocat en 2008. Son conseil saisit le Minagri le 16 février 2011 en demande d’information. Il est question d’authentifier les deux décisions rendues en 2004 par le ministre Kodock. La réponse tombe le 04 avril 2011: le Sg Minagri Ekoafane Jean Claude est formel : «aucune trace de ces deux textes n’a été trouvée, après des recherches minutieuses». «C’est alors que nous avons pris l’initiative, précise Me Ndjip, de déposer plainte avec constitution de partie civile auprès du Tgi du Mfoundi». Une plainte qui a été l’objet de l
«C’est muni de ces deux décisions, explique Me Ndjip, que M. Njambe se met à la manette. Il initie une requête en date du 16 janvier 2004 intitulée requête aux fins d’envoi en possession et transfert de documents. Une requête que sanctionne une ordonnance du juge rendue le même jour. Le 19 janvier, Njambe descend sur le terrain et procède au constat. Mais Bell Silas ne s’en laisse pas conter. Il se bat avec l’énergie du désespoir pour reprendre son Gic. Pour le mettre définitivement hors d’état de nuire, M. Njambe initie une procédure pénale contre lui. A sa charge, le détournement de deniers publics et la tromperie envers associés. Les faits sont portés devant le Tgi d’Edéa qui condamne Bell Silas à 02 ans de prison ferme, par jugement n° 26/crim du 05 janvier 2005. Il purge intégralement sa peine et est libéré le 02 avril 2006.»
Bell Silas, qui se dit victime d’abus, constitue un avocat en 2008. Son conseil saisit le Minagri le 16 février 2011 en demande d’information. Il est question d’authentifier les deux décisions rendues en 2004 par le ministre Kodock. La réponse tombe le 04 avril 2011: le Sg Minagri Ekoafane Jean Claude est formel : «aucune trace de ces deux textes n’a été trouvée, après des recherches minutieuses». «C’est alors que nous avons pris l’initiative, précise Me Ndjip, de déposer plainte avec constitution de partie civile auprès du Tgi du Mfoundi». Une plainte qui a été l’objet de l

