Réactions à l'appel des artistes:
Vraiment, je suis désolé de voir jusqu’à quel niveau les autorités de mon pays, particulièrement le Rdpc de M. Biya, peuvent pousser le bouchon de l’escroquerie politique et morale. Je suis effondré lorsque je vois jusqu’à quel niveau les gens peuvent avoir le courage d’exploiter la misère des autres, parce que c’est ce à quoi ça ressemble. Très tôt mardi matin, j’ai vu des artistes embarquer par grappes dans certaines agences de voyage. Lorsque je me suis approché d’eux pour m’informer de la raison de cette mobilisation, ils m’ont fait comprendre qu’ils allaient à Yaoundé pour célébrer la fête de la musique. J’étais surpris. Je leur ai dit : « Avec la décrépitude actuelle de la musique camerounaise, vous trouvez les moyens de vous faire inviter par les autorités politiques de ce pays pour jouer les saltimbanques, alors que je pensais que cette date devait être l’occasion de boycotter toutes les productions scéniques ou de spectacles de musique, pour donner un signal fort à M. Biya et son équipe, et leur rappeler que leur politique culturelle en matière de musique est un échec cinglant ».
Ce qui s’est passé est un achat de conscience qui me fait mal au cœur, parce que les artistes méritent mieux que ça. On ne devrait pas infantiliser l’artiste de cette façon-là . C’est une honte pour le régime de M. Biya qui pense que, pour une fois qu’il peut donner l’occasion aux artistes et aux Camerounais pratiquant l’art musical de s’approcher de lui, c’est pour faire le culte à sa personnalité.
Vraiment, je suis désolé de voir jusqu’à quel niveau les autorités de mon pays, particulièrement le Rdpc de M. Biya, peuvent pousser le bouchon de l’escroquerie politique et morale. Je suis effondré lorsque je vois jusqu’à quel niveau les gens peuvent avoir le courage d’exploiter la misère des autres, parce que c’est ce à quoi ça ressemble. Très tôt mardi matin, j’ai vu des artistes embarquer par grappes dans certaines agences de voyage. Lorsque je me suis approché d’eux pour m’informer de la raison de cette mobilisation, ils m’ont fait comprendre qu’ils allaient à Yaoundé pour célébrer la fête de la musique. J’étais surpris. Je leur ai dit : « Avec la décrépitude actuelle de la musique camerounaise, vous trouvez les moyens de vous faire inviter par les autorités politiques de ce pays pour jouer les saltimbanques, alors que je pensais que cette date devait être l’occasion de boycotter toutes les productions scéniques ou de spectacles de musique, pour donner un signal fort à M. Biya et son équipe, et leur rappeler que leur politique culturelle en matière de musique est un échec cinglant ».
Ce qui s’est passé est un achat de conscience qui me fait mal au cœur, parce que les artistes méritent mieux que ça. On ne devrait pas infantiliser l’artiste de cette façon-là . C’est une honte pour le régime de M. Biya qui pense que, pour une fois qu’il peut donner l’occasion aux artistes et aux Camerounais pratiquant l’art musical de s’approcher de lui, c’est pour faire le culte à sa personnalité.

