PUBLICITÉ

Toli Sous le Manguier

Parle Ta Part, Et je Reponds Ma Part

 
 
 
 
 
 
Les champs marqués avec un * sont obligatoires.
Le 27e Lecteur Le 27e Lecteur a écrit le 13 juin 2011 à 9h35
Jean Lazare Ndongo Ndongo: "Une crise importante"

Le sous-préfet de Djoum parle de violentes expulsions des Camerounais et ouest africains du territoire gabonais.

Pouvez-vous nous relater la situation que vient de vivre votre unité administrative ?

Disons que, du côté de la frontière avec le Gabon, nous avons reçu plusieurs nationaux et étrangers, notamment des ressortissants de l’Afrique de l’ouest qui ont été refoulés de ce pays voisin. Précisémment, de la localité de Minkebe, où l’or était exploité de manière artisanale. On a donc dû faire face à une crise importante avec l’arrivée d’environ 3 000 personnes. Il fallait les gérer le plus rapidement possible et les renvoyer dans leurs familles et leurs représentations diplomatiques, pour les ouest africains.


Quelles dispositions avez-vous prises pour accueillir ces milliers de personnes ?

Nous avons mis en place un comité local de crise, constitué des membres de mon état major, d’un médecin et du procureur de la république, afin d’aider, autant que faire se peut, des gens qui ont parcouru environ 240 km à pied et dans la forêt. Il fallait donc les amener déjà à Djoum, ensuite les faire partir dans leurs familles.


Avez-vous néanmoins essayé de prendre langue avec les autorités gabonaises pour discuter de la question ?

Cela n’a pas été possible à notre niveau, compte tenu du fait que la première ville gabonaise est située à plus de 300 km de Djoum et il n’y’a pas de route

Propos recueillis
par Jérôme Essian


Votre avis: Qu’avez-vous vécu au Gabon ?

«Beaucoup sont restés» : Abdoul Karim, orpailleur, 38 ans
Il y’a beaucoup de frères qui sont restés derrière, on ne sait pas s’ils vont s’en sortir, puisqu’il faut parcourir plus de 200 km à pied. Mon petit frère Mohamadou Ibrahim, âgé de 28 ans n’a pas donné de nouvelles jusqu’à présent. Je ne sais pas s’il est encore vivant ou mort.

«Les militaires ont menacé…»: Gabriel Djongoué, orpailleur, 27 ans
Les militaires gabonais nous ont demandé d’évacuer le camp et ont menacé de tirer sur nous. Tout le monde a évacué le camp, laissant argent et autres biens. Certains ont abandonné des économies de plus de 3.000.000 F Cfa. Ils ont laissé tout cela pour prendre le chemin de la forêt.

« Je suis malade » : Kidmo Daari, orpailleur, 35 ans
Nous avons subi beaucoup de sévices corporels de la part de l’armée gabonaise. J’ai laissé tous mes biens dans ce pays, où je vivais depuis plus de deux ans. Après un parcours à pied de plus de 200 km, les pieds me font trè
Merci de patienter...
PUBLICITÉ

FIL INFO

PUBLICITÉ

Welcome Back!

Login to your account below

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Add New Playlist