Une décision qui n’a pas été du goût d’une certaine Angèle, de nationalité congolaise (Rdc), principale exploitante artisanale du site. La dame de fer mobilise ses ouvriers, soit plus 8 000 personnes, pour s’opposer à la décision des autorités gabonaises. Face à cet affront, les autorités gabonaises optent pour la manière forte. Les bérets rouges, corps d’élite de l’armée gabonaise, sont déployés sur les lieux. Ils somment la population de Minkebe de libérer le site dans 72 heures. Mais avant même l’expiration de l’ultimatum, les militaires gabonais se livrent à des actes de violence sur les populations. Torture, pillage et viol. Priss de panique face à cette tournure des événements, camerounais et ouest-africains se jettent en brousse dans une périlleuse aventure, à savoir parcourir plus de 200 km à pied dans la forêt pour se sauver.
Michel Wangso: Mon calvaire dans le bois
Le jeune camerounais de 36 ans a marché pendant cinq jours pour traverser une forêt de 200 Km et rejoindre son pays natal.
Il est arrivé à Djoum, mercredi, 08 juin 2011. Fuyant les violentes expulsions de l’armée gabonaise, Michel a passé cinq jours de marche pour parcourir les 200 km séparant le lieu des émeutes du territoire camerounais. En brousse, pendant sa longue traversée de la forêt, le sinistré camerounais dit s’être nourri de tapioca. « Nous marchions de 6h00 du matin à 18h00. La nuit tombée, nous cherchions un campement abandonné en brousse et là , à l’aide du briquet, nous allumions le feu, afin de préparer du riz dans des boîtes de conserve », raconte le sinistré. Michel est parti au Gabon en 2009, car, dit-il, « je n’ai pas pu trouver un emploi au Cameroun, après ma formation de zootechnicien ». A Minkebe, il travaillait comme orpailleur pour une Congolaise se prénommant Angèle, pour une rémunération journalière de 10.000 Fcfa. Cet argent gagné à l’étranger permettait à Michel de subvenir aux besoins de sa famille restée au Cameroun : son épouse et ses trois enfants. A 36 ans et après deux années passées au Gabon, le jeune camerounais se plaint d’avoir laissé 2.000.000 Fcfa dans ce pays voisin, à cause de son retour précipité au Cameroun. A la question de savoir s’il compte finalement s’installer au Cameroun, au regard des malheureux événements survenus au Gabon, Michel répond par la négative.
J.E.
Jean Lazare Ndongo Ndongo: "Une crise importante"
Le sous-préfet de Djoum parle de violentes expulsions des Camerounais et ouest africains du territoire gabonais.
Pouvez-vous nous relater la s
Michel Wangso: Mon calvaire dans le bois
Le jeune camerounais de 36 ans a marché pendant cinq jours pour traverser une forêt de 200 Km et rejoindre son pays natal.
Il est arrivé à Djoum, mercredi, 08 juin 2011. Fuyant les violentes expulsions de l’armée gabonaise, Michel a passé cinq jours de marche pour parcourir les 200 km séparant le lieu des émeutes du territoire camerounais. En brousse, pendant sa longue traversée de la forêt, le sinistré camerounais dit s’être nourri de tapioca. « Nous marchions de 6h00 du matin à 18h00. La nuit tombée, nous cherchions un campement abandonné en brousse et là , à l’aide du briquet, nous allumions le feu, afin de préparer du riz dans des boîtes de conserve », raconte le sinistré. Michel est parti au Gabon en 2009, car, dit-il, « je n’ai pas pu trouver un emploi au Cameroun, après ma formation de zootechnicien ». A Minkebe, il travaillait comme orpailleur pour une Congolaise se prénommant Angèle, pour une rémunération journalière de 10.000 Fcfa. Cet argent gagné à l’étranger permettait à Michel de subvenir aux besoins de sa famille restée au Cameroun : son épouse et ses trois enfants. A 36 ans et après deux années passées au Gabon, le jeune camerounais se plaint d’avoir laissé 2.000.000 Fcfa dans ce pays voisin, à cause de son retour précipité au Cameroun. A la question de savoir s’il compte finalement s’installer au Cameroun, au regard des malheureux événements survenus au Gabon, Michel répond par la négative.
J.E.
Jean Lazare Ndongo Ndongo: "Une crise importante"
Le sous-préfet de Djoum parle de violentes expulsions des Camerounais et ouest africains du territoire gabonais.
Pouvez-vous nous relater la s

