Même avec des sélectionneurs qui, comme Paul Le Guen et Javier Clemente, découvrent avec le Cameroun les joies d’une sélection africaine. C’est également le fond du problème : la FECAFOOT ne semble pas mieux lotie. Longtemps réclamé, la professionnalisation du football camerounais tarde à se concrétiser. Et Mohammed Iya, le président de la fédération, est de plus en plus contesté, comme en témoigne son accrochage avec Djibril Cavaye Yéguié, patron du Parlement, ou David Mayébi, vice-président de l’instance dirigeante. D’autant qu’elle n’a jamais vraiment semblé avoir les mains sur des internationaux tous basés en Europe. Trop sûrs d’eux, trop dépendants d’un Eto’o qui a du mal à jouer sur tous les tableaux, les Lions Indomptables ont intérêt à se réveiller et rugir un peu, sous peine de devoir rentrer à la maison la queue entre les jambes.

